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Avec les artistes
Accueil en résidence, coproduction, soutien à la diffusion, ou autre forme d’accompagnement : en tant que Pôle National Cirque, Circa a pour mission d’accompagner la création en cirque contemporain.
Soutien à la création
Le CIRC (Centre d’Innovation et de Recherche Circassien) est un ensemble de bâtiments qui comprend des bureaux, des espaces de travail pour les compagnies, des hébergements et un lieu de restauration. C’est donc l’outil idéal pour l’accueil d’artistes, qui peuvent se consacrer pleinement aux avancées de leurs projets, tout en étant en lien avec les équipes de Circa et de la cant’auch et avec les habitants.
Les espaces dédiés facilitent les temps de recherche, de création et de diffusion des compagnies, à tous les stades de leur projet artistique.
Chaque année, une vingtaine d’équipes artistiques est accueillie pour des temps de travail.
Les modalités varient : de la simple mise à disposition d’espace de travail (au CIRC, mais aussi ailleurs dans la ville ou dans le département) à la prise en charge des frais de séjour, chaque accueil se pense en fonction de la nature du projet et des moyens disponibles. Une sortie de résidence peut être proposée au public en fin de période d’accueil.
Un apport en coproduction peut venir compléter l’accueil en résidence de création, pour permettre à la compagnie de financer son projet de création de spectacle (achat de matériel, paiement des salaires, transport…).
D’autres formes d’accompagnement sont également possibles, telles que du conseil ou soutien en termes de communication, de stratégie de production ou de diffusion, de mise en réseau…
En tant que Pôle National Cirque, Circa a aussi pour mission d’accompagner la diffusion des projets cirque.
– Circa fait partie de nombreux réseaux (Fondoc, Territoires de cirque, Circostrada, Onda, etc.) au sein desquels sont mis en avant et valorisés des artistes et des projets.
– Le festival du cirque actuel, qui se déroule à Auch fin octobre, est l’un des grands rendez-vous du cirque contemporain en France et en Europe. Spectacles, rencontres professionnelles, présentations de projets de création à venir (avec Artcena), mise en avant des écoles de la FFEC et de la FEDEC…
– la saison culturelle : certains projets cirque sont diffusés dans le cadre de notre saison culturelle.
Accueil en résidence de création
Avant de nous contacter, merci de prendre connaissance de ce qui suit :
• Les résidences pour la période septembre 25 / juillet 26 sont toutes calées.
• Nous n’étudions plus de nouvelles demandes de résidences pour la période septembre 26 / juillet 27.
• Les demandes pour la période septembre 27 / juillet 28 se feront à partir de novembre 2026 – les modalités sont en cours d’élaboration, infos à venir.
Nous privilégions des résidences de 2 à 3 semaines, en salle ou sous chapiteau.
De même, les projets d’envergure (équipe nombreuse, scénographie imposante, agrès nécessitant des grands espaces) sont privilégiés. Nous composons ensuite avec des résidences de plus petit format.
Les sorties de résidence : lorsque les compagnies accueillies en résidence le souhaitent, nous proposons au public de découvrir une étape de leur travail en cours. Ces temps de présentation sont suivis d’un temps d’échange informel au bar du CIRC et sont l’occasion de rencontres et d’échanges entre les artistes et le public.
Les résidences en cours & à venir
Circa fête la rentrée !
Venez nous retrouver pour une soirée conviviale !
Nous vous présenterons les spectacles et les différents rendez-vous de 2026/2027… (présentation traduite en LSF).
La compagnie Cirque Le Roux, accueillie en résidence de création, proposera un extrait de sa prochaine création » Nature Morte »
Autour d’un verre et d’un en-cas, nous répondrons à vos questions et vous guiderons dans vos choix de spectacles et de parcours (prise de rendez-vous possible).
Une soirée de rentrée placée sous le thème « Circa, contes et légendes » !
N’hésitez donc pas à jouer vous aussi le jeu (vêtement, accessoires…) pour nous accompagner dans cette soirée enchantée !
Nature Morte
Lors du festival Circa 2025, le Cirque Le Roux nous avait embarqués avec son spectacle Entre Chiens et Louves dans une aventure épique mêlant comédie, danse, virtuosité acrobatiques portée par une scénographie évolutive des plus ingénieuses.
Nous avons le plaisir d’accueillir à nouveau cette équipe, cette fois en résidence, pour la création de son prochain spectacle : Nature Morte.
Au croisement du cirque, du théâtre physique et de la composition visuelle, Nature Morte prend pour point de départ un monde en perte de repères et interroge l’érosion de notre nature humaine, rendant visible ce que les mots peinent à dire.
La scénographie, évocatrice d’une grandeur passée figée, devient un personnage à part entière : elle enferme, impose, mais laisse apparaître des interstices de liberté. Huit individus que tout sépare y forment une communauté fragile mais réelle.
Nature Morte questionne les excès du monde tout en rappelant que l’empathie, à l’heure de la productivité infinie, demeure notre ressource la plus rare et la plus humaine.
Engourmandise
Mmmm ! Le plaisir de manger, de déguster une petite bouchée, de saliver devant un gâteau, de siroter une boisson épicée…
Partager ce plaisir, lui faire une place au centre de la piste et le faire déborder de tous les côtés, qu’il se propage comme une onde chez tous les spectateurs-goûteurs.
Qu’on déguste et qu’on en parle, qu’on discute, qu’on devine… et qu’on en redemande !
La prochaine création de L’Attraction Céleste invite la gourmandise sur la piste pour créer un moment de partage et de joie autour de dégustations culinaires.
Introduction, prétexte, but, intermède, apothéose de fin… chaque moment de dégustation prend sa place et participe à l’architecture du spectacle, pour créer au final un grand rendez-vous convivial.
« Autour des dégustations, nous fabriquerons un cheminement et un univers comme nous les affectionnons et comme nous savons les créer, nourris d’humour, de musique, de cirque, de relation au public, de questionnements intimes, d’esthétique brute et poétique ». L’Attraction Céleste
Audacieuses
« Qui ne risque rien n’a rien » : cette devise chevillée au corps de la compagnie Les filles du renard pâle résonne plus fort que jamais dans leur nouveau projet, Audacieuses.
Portée par Johanne Humblet dont nous avons déjà accueilli à Circa plusieurs spectacles (Révolte ou tentative de l’échec, Résiste), cette création marque un tournant : pour la première fois, l’artiste quitte le plateau pour se placer derrière la caméra imaginaire d’une écriture résolument cinématographique.
Dans un monde qui surprotège et déresponsabilise, prendre des risques est devenu un acte de résistance. Audacieuses s’affirme comme une réponse artistique, politique et profondément humaine à cette société de la sur-sécurité. Le spectacle célèbre celles et ceux qui partent à la découverte de l’inconnu, qui osent tenter ce qui paraît impossible, qui tombent, se relèvent et qui acceptent l’échec comme étape nécessaire vers l’envol.
Sur scène, trois femmes incarnent cette quête : deux acrobates diplômées du CNAC et une musicienne.
L’univers visuel du spectacle, issu de la culture Pop, se situe quelque part entre Tarantino, Taylor Swift et Britney Spears. On y trouve du cirque, du risque, de l’humour, de l’organique, du vivant, de la musique live, de l’énergie brute et de la joie.
Audacieuses est avant tout une ode à l’audace nécessaire à la liberté. Une aspiration à vivre pleinement, à explorer l’existence comme un terrain de jeu, à soulever des montagnes avec panache. Et si le cirque peut changer quelque chose, c’est bien dans cette direction qu’il faut regarder.
EXTRAS TERRESTRES ou Nos Petites Métamorphoses
Comment habiter le monde quand celui-ci se dérobe ? Face aux crises qui traversent notre époque, La Sensitive nous propose un voyage, invitation à la métamorphose.
Extras Terrestres ou Nos Petites Métamorphoses est le second opus d’un cycle initié avec le spectacle La Conf’ accueilli au festival Circa 2023. Là où le premier questionnait comment on en est arrivé là, ce nouveau projet explore les chemins de traverse : comment se réinventer, comment tisser des liens vivants et désirables avec le monde qui nous entoure ?
Loin des discours catastrophistes, la compagnie choisit le désir comme boussole. Le public n’est pas spectateur du récit — il en devient acteur. À travers une écriture transdisciplinaire mêlant cirque, théâtre et dispositifs participatifs, ce projet offre une visite guidée d’un monde en mutation : drôle, poétique, incarnée, et résolument collective.
Car si notre monde anthropocentré nous étouffe, les écosystèmes dont nous faisons partie sont bien plus enthousiasmants — à condition de s’autoriser à les percevoir, à s’y entremêler pour y trouver de la joie.
La Sensitive poursuit une écriture qui lie notions scientifiques et pratiques artistiques, dans la conviction que la culture fait sens commun — et que ré-enchanter nos présents est une nécessité.
« Nos possibles sont infiniment plus vastes que nos limites. Parce que la culture fait sens commun, et que plus rien n’a vraiment de sens si ce n’est de lutter pour ré-enchanter nos présents, il nous est apparu comme une évidente nécessité de chercher à investir nos communs, prendre la parole, et la partager.
C’est une responsabilité, un devoir que nous sommes désormais déterminés à assumer ».
Veillée « Cabaret des futurs »
En amont de sa sortie de résidence, l’équipe de la Sensitive vous propose de prendre part à une veillée conçue comme une expérimentation participative et conviviale au sein d’un « Campement d’imaginaire », sorte de tiers-lieu éphémère ou d’agora artistique.
Le principe est de se rencontrer pour écrire et improviser ensemble autour de la question : Comment habiter le monde ? Quels désirs voulons-nous cultiver ? avec la joie comme outil précieux.
Seule consigne : chacun·e amène un légume !
Vendredi 15 janvier 2027 à 18h30 (durée 2h environ… peut être +)
Gratuit – sur inscription, places limitées
VOûTE
Le Cirque du Corbak a été fondé par trois artistes issus de la promotion 2024 du CNAC.
Antonin Cucinotta, spécialisé dans les portés acrobatiques et le mât chinois, a développé son intérêt pour le collectif à l’école de cirque Piste d’Azur aux côtés d’Uma Pastor ; ensemble, ils et elles élaborent un vocabulaire acrobatique à la croisée des portés et du mât chinois. Marine Robquin mêle sa pratique de la danse contemporaine à celle de l’acrobatie, explorant plus spécifiquement le rapport au sol et l’utilisation de gestuelles singulières. Leur compagnie défend un cirque du lien, ancré dans la coopération et la rencontre.
Cette première création du Cirque du Corbak, explore les relations humaines sous tension, la nécessité du faire ensemble et la résilience des corps.
Un spectacle à l’esthétique épurée, une invitation à contempler au plus proche les corps qui résistent, luttent, se débattent ou patientent, se soutiennent, se portent.
Une invitation à creuser au plus profond de soi pour se connecter à l’autre.
Heure d’Ambre
L’Heure d’Ambre : L’heure qui borde la nuit, entre veille et songe, là où tout devient possible.
Aux confins d’un territoire oublié, une étrange communauté marquée par le temps subsiste. Suspendue à une mission devenue floue, elle est la gardienne de quelque chose perdu depuis longtemps.
Dans cet espace entre-deux, où la réalité s’amincit et les souvenirs prennent corps, neuf artistes de cirque tissent une comédie noire, malicieuse et singulière. Une union audacieuse entre cirque, théâtre et imaginaire cinématographique, qui explore la danse douce-amère de l’attachement et du lâcher-prise.
Puisant son inspiration dans la photographie, la peinture classique et le cinéma, la pièce se construit à travers les atmosphères et les sensations. Le réalisme magique y explore les limites du réel et les mondes fragmentés : des objets du quotidien — lampes vacillantes, crépitements électriques — deviennent les reflets d’états émotionnels et de perceptions troublées.
Une comédie noire qui explore la danse douce-amère de l’attachement et du lâcher-prise, et révèle toute la beauté de la fragilité humaine.
La compagnie
Depuis 2013, Zirkus Morsa réunit des artistes de cirque qui explorent la rencontre entre le corps, la matière et le déséquilibre. Né de la complicité entre Rosa Wilm et Moritz Böhm, le collectif s’est construit autour d’une envie simple : inventer des formes légères, humaines, traversées par la poésie, l’humour et l’absurde.
La démarche de Zirkus Morsa repose sur la simplicité du geste et le plaisir du partage.
Après plusieurs créations intimistes, jouées en rue ou en chapiteau, Zirkus Morsa s’ouvre aujourd’hui à un format plus ample.
Basée en Bretagne depuis 2024, la compagnie réunit pour la première fois neuf interprètes autour de cette nouvelle création.
La Famille Auzanneau
Voici le portrait d’une fratrie de cinq circassiens et circassiennes que Circa connait bien : Emma, Galatée, Jakob, Claire et Rémi. Ils et elles ont grandi près d’Auch et pratiquent le cirque depuis petit·es. Certain·es sont aujourd’hui devenu·es artistes professionnel·es. Leurs techniques : le mât chinois, la capillotraction, la voltige en main à main, la bascule, le porté acrobatique en banquine… mais ce n’est pas là l’important.
Ils et elles sont lié·es par une enfance frugale et heureuse, par leur amour déterminant pour le cirque et par la disparition brutale de leur plus jeune sœur à l’âge de 16 ans. Kénoa a toujours rêvé qu’ils fassent un spectacle tous les six. Ce sera La Famille Auzanneau.
La Famille Auzanneau, c’est une pièce contextuelle pour six frères et sœurs exceptionnels.
C’est la mise en scène du quotidien réel d’une fratrie radicalement originale, mais qui l’ignore.
C’est du cirque documentaire.
C’est une chorégraphie de cirque.
Un quotidien spectaculaire ou le spectacle du quotidien
Invitée pour une résidence départementale dans l’Aveyron, la chorégraphe Julie Desprairies rencontre à l’automne 2024 les cinq frères et sœurs Auzanneau où ils sont également en résidence pour leur propre projet. Entre deux répétitions et repérages, ils partagent leur quotidien, moments de pause, repas et très vite, Julie est émerveillée.
« Emma, Galatée, Jakob, Claire, Rémi ne font rien comme tout le monde. Leur quotidien est émaillé de prises de risques, solidarité, virtuosité, humour, créativité, débrouille et fabrication instantanée. Et le plus touchant, c’est qu’évidemment ils ne le savent pas.
Quand je leur ai proposé de les mettre en scène, que je leur ai dit mon enthousiasme, mon envie de les montrer tels qu’ils sont, que ce sera forcément extraordinaire, Emma a répliqué : « Ah oui, tu crois que ça peut marcher ? Peut-être, sur un malentendu… ».
Et c’est ce malentendu que je veux poser sur le plateau, moi qui n’ai jamais créé pour la scène.
Alors que je partageais leur quotidien, je les observais tels qu’ils sont, en train de se parler, se porter, s’aider, travailler, rire, se chamailler, se consoler, s’organiser, se regarder, se taire : j’étais déjà au spectacle.
Cela fait 25 ans que je convaincs des pêcheurs, bibliothécaires, architectes, jardiniers, ornithologues, etc. de danser dans mes créations situées. Là je dois convaincre des professionnels du cirque de se livrer au public sans jouer de personnage, sans interpréter. Je voudrais partager avec les spectateurs et spectatrices ce plaisir que j’ai eu à les découvrir, comme une souris qui regarde par le trou de la serrure ».
Château Baltringue
Que sont devenues les créatures du Cirque Queer ?
Depuis Le Premier Artifice accueilli au festival Circa 2023, le temps a passé et le monde a bien changé. Tout est sens dessus dessous.
Seul, au milieu du chaos, un grand et beau chapiteau reste là, bien planté, résistant contre vents et marées.
Les baltringues du Cirque Queer sont devenues des expertes en survie, en résistance en tout genre, et nous invitent dans leur super planque super visible.
Le Château Baltringue c’est un club clandestin, une radio pirate, un cirque de survie, un refuge. Au Château Baltringue, la fête et la résistance vont de pair.
Le chapiteau cœur battant au milieu de la cité est le protagoniste d’une résistance nouvelle. Celui qui réunit, recueille, cache, amuse, fait chanter à l’unisson, permet l’amour et la liberté des corps.
La compagnie Cirque Queer a été créée et développée en 2020 par Lia Plissot et avec le soutien de la Cie Basinga. Réunissant des artistes sorti.es d’écoles de cirques, musiciennes, cabarettiste, machinistes, le collectif va s’agrandir et se consolider au fil du temps autour de la création de son premier objet artistique.
« Le chapiteau s’est tout de suite imposé, comme une nécessité, qui nous permettrait de tourner avec notre propre maison, nos valeurs, permettant d’aller à la rencontre des gens, au cours de longues implantations, être visibles et reconquérir un espace public où exister devient de plus en plus dangereux ».
« Pour ce nouveau projet, la création musicale sera dirigée par Jenny Charreton, avec instruments acoustiques, voix et musiques électroniques. Nous savons que le cirque sera un mélange de notre vocabulaire habituel et de nouvelles pratiques. Les sangles, les trapèzes, les clowns, le burlesque, le drag, les couteaux, sideshow resteront probablement, et nous viendront y ajouter des portés acrobatiques.
Nous allons aussi nous éloigner un peu du récit intime à la première personne, pour laisser place à la fiction et aux personnages.
Nous savons que nous voulons parler de fascisme et de résistance. Nous savons que nous ne sommes pas les seules, en ce moment, à être préoccupé·e·s par ces questions brûlantes. En tant que personnes queer, aux parcours minorisés, nous ressentons une urgence profonde à prendre ces questions à bras le corps. Mais c’est en artistes, clown, circassiennes, poètes, musiciennes que nous y répondrons, avec toute notre folie et notre espoir furieux ».
Spaces Between
Spaces Between est une création chorégraphique pour cinq circacien·nes, danseur·euses sur fil et le quintette à cordes de L’Ensemble Sillages sur une composition originelle de Birke J. Bertelsmeier.
C’est une expérience où danse, musique, cirque et arts plastiques se conjuguent pour célébrer la recherche d’équilibre, non pas comme un état fixe, mais comme un mouvement permanent vers l’autre et vers la vie.
L’espace scénique tridimensionnel est marqué par trois fils tendus à deux mètres du sol. Cette configuration crée une superposition des plans, brouillant les perspectives et ouvrant sur deux mondes avec les qualités de mouvement radicalement différentes.
Le spectacle interroge la résilience face à l’instabilité.
Comment garder l’équilibre dans un monde bouleversé ?
Comment transformer la fragilité en espace de rencontre et de création ? Le fil devient ainsi une métaphore politique, écologique et humaine.
Il rappelle notre interdépendance et notre vulnérabilité partagée.
Le fil n’est pas juste une traversée.
Si c’est une métaphore de la vie et qu’il est vrai que nous ne voulons absolument pas tomber, sommes-nous sûrs de vouloir arriver à l’autre bout ?
Il y a quelque chose qui naît quand on accepte de faire un pas sur le fil et quelque chose qui meurt quand on le quitte.
Et entre les deux, il y a un espace des possibles.
Un espace entre.
Un espace de liberté et de survie. L’espace fragile entre les êtres.
Celui qui nous lie ou qui nous sépare.
Un chemin tremblant vers l’Autre.
Quand l’immobilité veut dire chuter, c’est l’urgence qui crée la danse.
Un espace où il faut renégocier avec le monde, avec soi-même et avec l’autre en même temps. Se mettre en accord à chaque instant pour partager son équilibre précaire avec celui de l’Autre.
La compagnie
Lineae, « les lignes » en latin, évoque à la fois la ligne horizontale du fil et la ligne verticale de la corde : la ligne de l’équilibre et celle de la suspension.
Lineae est née en 2025 de la rencontre entre Sanja Kosonen danseuse sur fil et Viivi Roiha l’acrobate aérienne , artistes de cirque et créatrices finlandaises basées en Bretagne.
Les deux artistes ont partagé leur loge aussi bien à l’Opéra national de Finlande que sous le chapiteau des Galapiat Cirque. Après plus de dix années de collaborations avec différentes compagnies, Lineae est une structure permettant de porter les créations de chacune.
Faillir
« Faillir est un projet sensible et ludique sur le droit à l’erreur.
Ne sommes-nous pas plus inventifs, plus pertinents et plus audacieux quand nous avons la possibilité de nous tromper ?
Partant de ce questionnement nous allons élaborer un spectacle qui sera parsemé d’imprécisions, de maladresses et d’erreurs, qui conduiront à un magnifique échec sous forme de catastrophe monumentale.
Le décor est au sol, la scène est en ruines et de là, les masque tombent et les failles deviennent visibles. De cette fragilité et avec sincérité s’invente alors une suite qui devra par sa douceur et son originalité, surpasser l’idée d’origine.
Faillir, en plus de s’interroger avec humour sur la place que l’on donne à l’erreur et la fragilité, questionne aussi la fierté, notre faculté à pardonner et faire avec. »
« Ces dernières années, mes créations se sont plus ou moins rapprochées de l’univers du cirque, tout en conservant un rapport exigeant au corps et à l’équilibre, comme dans Dad is Dead, ou à l’objet, pouvant s’apparenter à un agrès, comme dans Pling-Klang. Cette écriture vient de ce désir de laisser de plus en plus de place à la narration, sans avoir peur d’écarter tout ce qui ne sert pas le propos, au risque de m’éloigner de la performance ou de la déplacer.
Pour ce prochain projet, je souhaite renouer avec le cirque, car il me semble particulièrement approprié pour incarner ce sujet.
En abordant la thématique de l’erreur, nous questionnons forcément la performance et tout ce que nous mettons en place pour parvenir à la réussite. Traiter l’erreur dans un espace où elle est interdite, où elle ne pardonne pas, me paraît judicieux pour porter le sujet à un haut niveau de tension et de réflexion.
Qu’est-ce qui nous pousse à prendre de tels risques ? Et quel étrange désir pousse le spectateur à y assister ? J’ai envie de confronter le cirque à cette injonction à réussir, afin que cela nous renvoie à toutes nos contradictions.
Créer la surprise, émouvoir, utiliser les codes pour tenter de répondre aux attentes des spectateurs… Mais n’est-ce pas déjà convenu, et justement attendu ?
Alors il nous faudra aller plus loin, frôler l’échec jusqu’à ce qu’il en devienne jubilatoire, et parfois ridicule ». Mathieu Despoisse
Rol boy guiss – le coeur qui voit
Dans Rol boy guiss – le cœur qui voit, Modou Fata Touré poursuit et déplace la question qui traversait déjà son précédent spectacle, Ancrage (2023) : comment trouver, et tenir, sa place dans un paysage artistique où les identités visibles (qu’elles soient de genre ou d’origine) semblent toujours devoir être justifiées ?
Pour cette nouvelle création, Modou Fata Touré choisit de réunir au plateau quatre artistes aux trajectoires et aux corps chargés de représentations : deux femmes blanches et deux hommes noirs, une porteuse et une voltigeuse, un porteur et un voltigeur.
L’envie est de travailler à partir des singularités, de dépasser ce que les corps représentent symboliquement pour regarder ce qu’ils sont, intimement.
Au centre du plateau, une installation de bois brut se déploie comme un organisme vivant. Cette structure est à la fois partenaire, écho et métaphore. Elle incarne la fragilité et la force du lien, tout en rappelant l’origine de la démarche artistique de Modou Fata Touré : créer à partir de matériaux bruts, pour inventer des agrès qui prolongent une histoire personnelle plutôt que de s’adapter à des objets venus d’ailleurs.
Rol boy guiss- le cœur qui voit est une traversée au-delà des apparences. Une invitation à percevoir l’autre non pas à travers ce qu’il représente, mais à travers ce qu’il révèle. Voir avec le cœur, pour faire place à l’humain.
La compagnie
Au Sénégal, SenCirk est aujourd’hui la seule structure dédiée aux arts du cirque : à la fois première compagnie, première école et premier chapiteau du pays. Fondée en 2010, la compagnie réunit aujourd’hui une dizaine d’artistes circassiens professionnels et pédagogues issus d’horizons variés (breakdance, gymnastique acrobatique, danse traditionnelle, entre autres). Ensemble, ils mêlent leurs disciplines et leurs héritages artistiques à la culture sénégalaise et à celle du nouveau cirque venu d’ailleurs. L’identité de la Compagnie puise sa force dans une pratique du cirque libre et audacieuse, affranchie des codes. La performance physique y devient un geste artistique à part entière : la mise en danger des corps, brute et sans filet, révèle l’émergence d’un nouveau cirque contemporain africain.
L’école accueille une quinzaine de jeunes (18-25 ans) en formation. L’essence même de son existence réside dans les valeurs et bienfaits du cirque qu’elle souhaite véhiculer et utiliser comme outils d’insertion sociale et professionnelle.
L’association a ainsi accueilli de nombreux jeunes afin de leur apprendre les métiers du cirque et de les préparer à des carrières professionnelles, mais également de leur donner toutes les chances de s’épanouir, grandir, se responsabiliser et ainsi prétendre à un avenir meilleur.
SenCirk est à la fois une scène culturelle spécialisée dans les arts du cirque, un lieu de recherche artistique basé sur l’ouverture et l’échange, et enfin, un espace d’insertion autour du cirque social.
Game3
Dans un espace délimité par un cube, simple mais imposant, fait d’arêtes de tubes métalliques de trois mètres, trois acrobates évoluent et partagent leur existence suspendue. Les lignes verticales de cette structure, telles des mâts chinois, deviennent leur terrain de jeu, de défis et de complicité. L’architecture du cube évoque alors à la fois la rigidité d’un cadre imposé et les multiples possibilités d’exploration offertes par ses arêtes.
Ce spectacle, au croisement de la poésie et de la prouesse physique, est une invitation à repenser l’attente, à se questionner sur la présence et sur l’importance que l’on accorde à ce qui, souvent, ne vient jamais.
Depuis 2017, le Collectif Tarabiscoté s’amuse de l’inutilement compliqué et de la recherche excessive.
La compagnie de cirque / arts de rue aujourd’hui basée à Saint-Jean-Poutge (32) et dirigée par Josian Terzariol, a créé son premier spectacle Les Arnachés en 2019, un duo drôle et sensible d’acrobatie menotté qui éprouve nos concepts de relation et de dualité.
En 2024, le collectif décide d’aller encore plus loin dans l’exploration des rapports humains et dans « l’inutilement compliqué » avec LIENS, sa deuxième création, un spectacle d’acrobatie et de danse avec cinq interprètes qui, à l’aide de cordes, chamboulent notre vision de la dépendance et de la confiance envers les autres. Ces deux spectacles ont été accueillis par Circa.
La Poutgerie
La Poutgerie, c’est le tiers-lieu culturel du Collectif Tarabiscoté, situé à Saint-Jean-Poutge (32). C’est un carrefour d’idées et de rêves partagés, un lieu où l’on ne fait pas que travailler, mais où l’on bâtit ensemble un avenir nourri de créativité et de collaboration. Les bureaux de la compagnie, vivants et animés, se transforment en un espace de formation, où les ficelles de l’administration et de la production se tissent avec les ambitions artistiques. Au gré des rencontres, la maison s’ouvre aux esprits curieux et aux travailleurs nomades, qui viennent poser leurs projets, échanger et se ressourcer. Un projet de réhabilitation d’une grange est en cours pour en faire un espace d’entrainement et de répétitions. Depuis 2025, le Collectif Tarabscoté a créé un festival de cirque et arts de la rue Les soirs du Poutge.
Josian Terzariol – acrobate : C’est à l’âge de huit ansqu’il met les pieds pour la première fois dans une école de cirque. Douze ans plus tard, il intègre le Centre Régional des Arts du Cirque de Lomme où il se forme à l’acrobatie sous l’œil de Mahmoud Louertani. En 2015, il intègre la formation professionnelle de l’École de Cirque de Bordeaux pour se perfectionner en acrobatie. Il crée le Collectif Tarabiscoté en 2017.
Titou Saidi – acrobate : C’est en option Cirque au lycée Joseph Savina en Bretagne qu’il se spécialise en jonglage et en acrobatie. Il intègre ensuite la formation préparatoire de l’école Passe-Muraille à Besançon, puis la Masterclass en acrobatie d’Acrobate-Circus où il découvre le mât chinois. Il poursuit son parcours à l’école Le Zarti’Cirque en Suisse. Il rejoint en 2019 la formation professionnelle de l’École de Cirque de Bordeaux pour compléter sa technique au mât chinois. En 2022 il intègre la Compagnie Daraomaï dans le spectacle Façade.
Alejandro Soto – acrobate : cet artiste franco-vénézuélien découvre le cirque en 2006 et rejoint la formation préparatoire d’El Circ Petit (Catalogne, Espagne) en 2010. De 2011 à 2013 il intègre l’école de cirque Piste d’Azur où il se spécialise au mât chinois. Il parachève s formation de 2013 à 2016 au Centre régional des Arts du Cirque (CRAC) de Lomme et crée la SiSi NonNon Cie (aujourd’hui Le Collectif du Plateau) avec le spectacle L’herbe est plus rose ici. C’est aussi en 2016 qu’il rejoint la Cie Kadavresky Cirque (qu’il a co-fondée en 2011) pour participer à sa deuxième création, Les madeleines de poulpe.
Nos aveux
Nos Aveux est une création d’Anna Martinelli pour trois interprètes, à la croisée du cirque, de la danse et de la magie nouvelle.
La pièce célèbre la vulnérabilité et l’imperfection et pose une question profondément humaine : quand tout s’écroule autour de nous, comment se montre-t-on tel que l’on est face à l’autre ? Comment nos maladresses et nos hésitations deviennent-elles un langage commun, une façon de dire je suis comme toi ?
Dans ce spectacle, la scénographie, espace vivant et capricieux, dicte ses propres règles et contraint les corps à s’adapter en permanence.
Sur ce sol devenu acteur à part entière, les matières s’emballent et se dérobent. Des talons aimantés refusent d’obéir, une robe se brise, un bouquet de fleurs fond, une matière noire prend vie et échappe à toute logique.
De cette instabilité naît un vocabulaire scénique hybride, entre corps altérés, illusions et matières en transformation.
Les trois interprètes ne cherchent pas à maîtriser leur environnement, mais à y habiter autrement — en chutant, en lâchant prise, en se réorganisant.
Sensible, poétique et humaniste, Nos Aveux fait de la fragilité une richesse partagée et une invitation à repenser le monde ensemble.
Anna Martinelli
Initialement formée à la danse à travers une formation jeunes danseurs à Auch, Anna découvre le cirque en 2016 et décide d’intégrer l’École des Arts du Cirque et du Mouvement Balthazar. Sortie diplômée en 2020, elle développe un langage hybride centré sur la physicalité du mouvement. Elle oriente sa pratique vers une exploration entre cirque et danse, mêlant acrobatie, floorwork, gaga et influences contemporaines, explorant des qualités de corps tordues, fluides, félines et coulées.
Elle est aussi interprète dans plusieurs spectacles et coécrit en 2023, aux côtés de Marius Fouilland le spectacle SOI(E), un duo de cirque dansé (Cie Inéluctable) accueilli par Circa.
En 2025, Anna fonde sa compagnie Les Vibrantes, avec l’envie profonde de développer un langage chorégraphique sensible, où le mouvement naît de la vibration : ce qui tremble, résiste et se transforme. La même année, elle devient artiste associée d’Odysca – Scène Cirque des Landes. Anna intègre en 2026 la formation “Magie du réel” en magie nouvelle mené par Antoine Terrieux, Compagnie Blizzard Concept.
SCANDALE
Qu’est-ce qui est scandaleux ? Pas l’acte lui-même — c’est le positionnement de notre regard qui le transforme en scandale. Partant de ce présupposé, la Compagnie La Norma construit une pièce qui interroge nos réflexes pour nous inviter à sortir de notre zone de confort.
SCANDALE est une création à la croisée du cirque, du théâtre, de la performance et des arts visuels. Sur scène, les corps s’élèvent — littéralement, puisque Martina Monnicchi et Sofia Zambrano viennent des disciplines aériennes — et avec eux, les questions qui dérangent : ce qui surprend, ce qui ne se digère pas facilement.
La démarche de la compagnie est à la fois politique et poétique. Les artistes, nourries du surréalisme et du théâtre post dramatique, cherchent à rouvrir un espace de liberté. Le scandale, ici, ne sera pas une provocation : il est une invitation à regarder autrement, à entrer en relation avec ce qui nous est étranger et donc nous effraie — non pas avec méfiance, mais avec curiosité.
Dans un contexte de montées autoritaires et d’incompréhensions croissantes, SCANDALE propose une réponse collective : celle du spectacle vivant comme lieu de rencontre, de fragilité partagée et d’émancipation.
Réunies en 2019 à l’Ésacto’Lido, Martina Monnicchi, Karine Saroh et Sofia Zambrano portent ensemble un projet né d’une amitié et d’une conviction commune : l’art doit questionner et stimuler le développement d’une pensée critique afin d’offrir une opportunité de s’émanciper.
Allégresse
Huit corps. Des cordes. Des voix.
Au départ, tout est séparé.
Les trajectoires se croisent sans se toucher. Les récits coexistent, les tensions s’ignorent.
Puis quelque chose insiste. Un besoin vital : se réjouir. Alors les liens apparaissent.
Les ancrages se déplacent, les forces se partagent. Les corps s’accordent, les voix se cherchent, se frottent, s’entrelacent. Ce qui était isolé devient système. Ce qui était froid devient humain. Ce qui résistait seul commence à tenir ensemble.
Allégresse est une comédie musicale de cirque où l’on chante parce que ça tire, parce que ça chute, parce que ça tient.
Ici, la joie n’est ni décorative ni naïve : elle est un geste. Une prise de position. Une manière de faire face.
Car se réjouir demande du courage, un courage collectif. La joie, lorsqu’elle est partagée, insuffle un élan, elle ouvre un espace.
Elle devient alors une arme douce, un remède face à l’apathie et à la résignation. Se réjouir, c’est refuser de s’incliner, c’est affirmer que l’avenir reste à écrire.
Porté·es par la musique live – entre comptines déviées, élans bruts et harmonies fragiles – les artistes construisent peu à peu un paysage mouvant, aérien, interdépendant.
Un espace où personne ne s’élève seul·e.
Dans un monde qui vacille, Allégresse choisit de ne pas céder à l’inertie. D’opposer à la chute une autre force. Douce. Tenace. Partagée.
Se réjouir, ici, devient un acte. Et peut-être une contagion.
La compagnie
La Mondiale générale existe depuis 2012, est basée à Arles et est dirigée artistiquement par Alexandre Denis. Elle se produit dans tout type de lieux en France et à l’étranger. Avec les lieux, ses artistes co-construisent, pour et avec les habitant·e·s, de vastes projets d’actions culturelles. En plus d’une décennie, la compagnie a monté trois grands projets protéiformes : Braquemard (2012), Sabordage (2017) et Refuge (2021) dont la plupart ont été accueillis au Festival Circa.
Leurs créations s’articulent autour du cirque d’abord (équilibres), mais aussi de manière transversale autour des arts plastiques, du théâtre acrobatique et de la création sonore.
« Conçu de manière protéiforme à l’instar des précédents, le quatrième grand projet Allégresse, se déploiera en plusieurs émanations : une grande forme de comédie musicale de cirque au titre éponyme (Allégresse – novembre 2027), une forme courte tout terrain (En liesse – janvier 2027), des formes courtes impromptues (Les Eclats – à partir de 2029) et des actions de médiation culturelle (Contagions). À chaque nouveau projet, nous nous ouvrons à de nouveaux regards et à de nouvelles collaborations artistiques ».
La Formule du Bonheur
Après avoir expérimenté la chute et le risque dans leurs deux premières créations, Matthieu Gary et Sidney Pin questionnent dans ce nouveau projet en duo notre rapport à l’équilibre.
« Trouvez votre équilibre », « mangez équilibré », « retrouvez l’équilibre dans votre couple »… sont quelques-unes des communes injonctions modernes que nous connaissons.
« Pourtant, de notre point de vue d’acrobate, il s’agit plutôt de gérer des déséquilibres, ajuster en permanence les forces qui nous traversent, se faire diplomate pour négocier durement avec la gravité, avec notre partenaire ou avec le public. Plus qu’un objectif à atteindre, l’équilibre est un travail coopératif entre différents organes sensoriels (la vue, le toucher, l’ouïe), et son partenaire (qu’il ou elle soit humain·e ou agrès). »
Funambule, portés, bascule, trapèze, perche aérienne… Autant de terrains de jeu pour questionner, avec virtuosité et humour, notre rapport à l’autre et à nous-mêmes.
La Compagnie
La Volte-cirque est une compagnie de cirque nantaise dont la codirection artistique est animée par Matthieu Gary et Sidney Pin et la direction administrative par Valeria Vukadin. En 2018, le duo s’installe
à Nantes et crée l’association qui portera les prochaines créations. Le groupe se fédère autour du spectacle Chute ! accueilli au festival Circa en 2015.
La compagnie mène un travail de recherche autour de l’acrobatie en construisant des spectacles conférences, des performances, ainsi que des ateliers.
Les principes des spectacles sont aussi les principes fondateurs de la compagnie :
– Faire des spectacles pour tous et toutes.
– Faire dialoguer art et pédagogie en créant tantôt des « spectacles conférences » tantôt des « ateliers spectaculaires ».
– Développer des thématiques propres à la pratique de l’acrobatie (la chute, le risque, L’envol, l’équilibre), pour en dégager des réflexions philosophiques, poétiques et sociales.
Watch Your Step
« Je ressens aujourd’hui le besoin de faire une pièce au ton décalé, portée par une œuvre musicale forte et qui sera ressentie comme une bouffée d’air. J’imagine une pièce format XL, à l’écriture ultra chorégraphique et qui s’empare des grands plateaux en convoquant l’acrobatie dans ce qu’elle a de plus spectaculaire.
Forte de l’expérience du concept Horizon qui met en avant le Parkour sur des bâtiments patrimoniaux, je souhaite inscrire cette discipline au cœur de cette création, pour en explorer tout le potentiel artistique.
Je partirai d’un groupe d’hommes et de femmes mêlant artistes de cirque et du Parkour, qui incarneront la richesse d’un monde interculturel. Avec eux, il sera question de faire du chemin et d’élargir les frontières du destin, dans une quête qui déterminera leurs liens. Ils évolueront dans une scénographie qui explore la hauteur des espaces, à la découverte de mondes d’en haut et d’en bas. Quel est le sens de tout ça ? Comment faire le bon choix ? Pouvons-nous agir ensemble ?
En m’appuyant sur une distribution cosmopolite et virtuose – que j’espère internationale – la diversité sera au centre du travail de recherche, afin d’évoquer les différences de point de vue, la rivalité, les malentendus drôles ou tragiques, l’individualisme, les alliances… ».
Créée en 2012, la compagnie L’Oublié(e) est dirigée par Raphaëlle Boitel, metteuse en scène et chorégraphe.
La Cie conçoit un langage physique inscrit dans un univers visuel qui s’écrit dans les trois dimensions du plateau et s’adresse à tous les publics.
Il mêle différentes disciplines artistiques : théâtre, cirque, danse, musique et cinéma à travers un travail de lumière ciselé. Le tragique et le comique sont convoqués dans une écriture métaphorique.
La création de nouveaux agrès, particulièrement dans le domaine de l’aérien, renouvelle les disciplines traditionnelles.
Une équipe de créateurs fonde le noyau de la compagnie : Tristan Baudoin (scénographie, lumière), Arthur Bison (musique), Nicolas Lourdelle (machinerie, plateau), Liliane Hérin (costumes).
Nos salles et chapiteaux
Pour accueillir compagnies et artistes en résidence de création ou en diffusion, Circa dispose de plusieurs espaces de travail :
- Le Dôme, au CIRC (principalement dédié à l’accueil de spectacles en diffusion)
- La Salle Bernard Turin, au CIRC (principalement dédiée à l’accueil en résidence)
- Plusieurs chapiteaux (résidence ou diffusion)
- Le Centre Cuzin
- Le Théâtre municipal
Pour plus de détails, pour consulter les fiches techniques, et en savoir plus concernant l’accueil des artistes, rendez-vous sur notre Espace pros.
Compagnonnage avec L'Attraction Céleste
Fondée en 2006 à l’initiative de deux artistes, Servane Guittier et Antoine Manceau, L’Attraction Céleste est basée à Auch, dans le Gers.
Artistes pluridisciplinaires, Servane et Antoine utilisent divers arts (jeu d’acteur, musique, mouvement, clown, cinéma, arts plastiques… ) pour créer des spectacles originaux, dont l’objectif est de créer un rapport de forte proximité avec le spectateur.
La scénographie développée est toujours circulaire, base du cirque et base du rassemblement, pour faire du spectacle un moment partagé.
La matière des spectacles est celle de l’humanité, de la singularité, de la fragilité.
Outre le jeu en circulaire et une relation forte avec le public, la particularité artistique de Servane Guittier et Antoine Manceau est d’être polyvalents : comédiens, musiciens, metteurs en scène, compositeurs, décorateurs… ils aiment créer leur univers de toute pièce, réinventer, imaginer des solutions plutôt que se tourner vers l’existant. Leur créativité se met au service d’un univers singulier, humble et accessible, et, ils l’espèrent, profondément touchant.
L'Attraction Céleste et CIRCA
Les quatre créations de L’Attraction Céleste ont été soutenues par Circa et diffusées sur le territoire :
- Dans mes bras : à Plaisance du Gers en juin 2007 ; au festival Circa en octobre 2007
- Bibeu et Humphrey : à Saint-Clar et Condom puis au festival Circa en 2011,
- Bobines : au festival Circa en 2016
- L’Empreinte : au festival Circa en octobre 2022, au CIRC en avril 2024.
Circa a également accueilli l’événement concocté par la compagnie à l’occasion de ses huit ans en 2014 : Le Grand Huit.
Nous avons aussi programmé leur petite forme clownesque, musicale et intimiste Bibeu & Humphrey s’invitent chez vous :
• en mars 2025 à Saint-Jean-Poutge, à Mauvezin, Saint Elix d’Astarac,
• en mars 2026 à Auch, Ordan Larroque et Lasséran.
Lors des Festivals Circa 2024 et 2025, L’Attraction Céleste a proposé Le temps d’un trajet, le temps d’un arrêt dans les bus de la ville d’Auch, avec la complicité de Keolis (bis Alliance).
Servane et Antoine, accompagnés de Marc Maffiolo ont animé certains arrêts et trajets en se glissant dans les bus pour proposer des interventions poétiques, musicales et circassiennes.