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Festival
LES SPECTACLES DU FESTIVAL
Eclipse
Une chaise, une lampe suspendue, la ficelle de l’interrupteur, une enceinte, un verre d’eau et une bougie. Chaque objet est bien à sa place. Sous une seule source de lumière, l’image est absolument minimale, comme dans un film en en noir et blanc.
C’est dans ce cadre un peu trop soigné que le personnage un peu trop méticuleux évolue. Tout lui échappe toujours un peu. Sur sa chaise, sous sa lampe, il attend dans la pénombre. La lumière s’éteint l’espace d’un instant. Il jongle avec la balle que l’obscurité lui a donnée. Il ignore que la pénombre va la lui reprendre. Des séquences de manipulations décalées et transformées par les rythmes et les durées de la lumière.
Dans cet espace où les moyens techniques restent toujours des éléments de jeu, les logiques de causalité se dissipent peu à peu, la réalité se complexifie et devient absurde.
La ficelle de l’interrupteur à tirette le titille.
Léo Rousselet
Après l’obtention d’un Master Création Musicale et Sonore en 2015. Léo Rousselet travaille un an à la Maison des Jonglages et entre en formation professionnelle au centre des arts du cirque de Toulouse, le LIDO. Il s’y perfectionne et élargit sa pratique de la jonglerie. Il est aujourd’hui jongleur, musicien et constructeur dans des différents spectacles.
SEUIL
Ce spectacle aborde le seuil, cet espace fragile où l’inerte et le vivant s’entremêlent, où l’absence se charge d’une intensité nouvelle.
Entre virtuosité acrobatique et qualité dansée, les corps tissent un vocabulaire de la relation. Portés, suspensions et déséquilibres deviennent métaphores : tenir, lâcher, soutenir, se relever.
SEUIL explore notre lien aux absents, à celles et ceux qui ne sont plus là mais qui continuent de nous accompagner.
Une partition physique et poétique où chaque mouvement tente de les retenir, de les convoquer, de les étreindre.
« Ce qui nous relie, ce n’est pas le fait d’avoir été formé à l’Académie Fratellini, dans la même discipline, mais la perte d’un être aimé.e, trop tôt disparu : une expérience soudaine et brutale avec la mort dans nos vies de jeunes adultes.
Le matin le plus difficile, est-ce celui du lendemain de la perte d’un être aimé, ou celui, quelques mois, années après, où on se réveille en s’apercevant qu’on ne souffre plus, qu’on a oublié ? Que faire de cette culpabilité ? Comment ne pas oublier ? Est-ce qu’on essaie de les maintenir en vie ? Qu’est-ce qui reste d’eux ? Que veulent les morts ? ». Marius Fouilland et Aimé Rauzier
Compagnie Inéluctable
Le travail de la compagnie (crée en 2022) se situe à la croisée du langage acrobatique et celui de la danse, avec des influences de styles contemporains et breakdance.
Avec sa compagnie Marius Fouilland s’engage dans une démarche autobiographique en partant de son vécu, de son histoire, pour tenter d’entrer en résonance avec l’humanité de chacun.
Marius travaille essentiellement en collaboration avec d’autres artistes en s’entourant pour chaque projet d’une équipe éclectique où chaque personne met à disposition ses connaissances et ses outils au service de la création.
La cie Inéluctable a créé 3 spectacles :
SOI(E), (accueilli par Circa en 2024) duo de cirque dansé tout terrain, co-écrit avec Anna Martinelli, le solo C’EST CARRÉ, accompagné par Jonathan Guichard en mise en scène et pour la composition musicale et enfin le spectacle SEUIL, dernière création de la compagnie.
Ecritures croisées cirque & cabaret
Avec le projet Écritures croisées, chaque année, les étudiant·es du CNAC vont à la rencontre d’un autre champ artistique. Cette année, place au cabaret avec Jérôme Marin. Les étudiants de 2e et de 3e année croiseront leurs pratiques d’artistes de cirque (équilibres, mât chinois, portés, acrobatie, roue Cyr, fil, sangles, …) avec l’univers du cabaret.
« Reprenant le titre d’une célèbre pièce de théâtre de Georges Feydeau, nous imaginerons un véritable cabaret où parler de « la chose » est interdite ! Mais comme le Cabaret est le lieu de la transgression, de la pirouette et de la satire, nous transformerons avec éclats et chausse-trappes le tabou en totem… sans franchir la ligne rouge… quoique… ! »
Julien Fanthou & Jérôme Marin
Écritures croisées : La rencontre de deux arts autour de l’envie d’écrire ensemble une forme hybride.
Cet exercice permet l’imprégnation d’un autre champ artistique afin de donner la possibilité aux étudiants de s’aventurer dans un autre paysage artistique et d’élaborer un travail collaboratif sur un temps donné
Créer des rencontres qui semblent moins évidentes ou attendues que celle du tronc commun de la formation comme le théâtre et la danse : opéra et cirque, cinéma et cirque, musique électronique et cirque, …
Smooth as fiasco
C’est un jour boueux, au fond d’un marécage.
Un groupe d’individus se réunit chacun·e, guidé·e par ses fièvres et ses obsessions.
Il y a celles et ceux qui veulent coûte que coûte s’exprimer et d’autres qui s’embourbent dans leurs propres pensées.
A travers des cérémonies à la fois festives et saugrenues, drôles et pathétiques, les tempéraments affirmés des un·es se heurtent aux frasques burlesques des autres. Le tout, dans un grand tableau chaotique et absurde.
On y retrouve : un autoritaire sensible, une endeuillée pour rien, une rieuse compulsive, un cupidon désespéré, une amoureuse tourmentée, avec ce même but : sortir de la terre molle dans laquelle elles et ils se noient.
Fêter ou sombrer, leur devise pour ne pas s’enliser… à jamais.
Le collectif Bislacco est un groupe de 10 artistes issu·e·s des quatre coins du monde (Chili, Argentine, Mexique, Espagne, Belgique, Hollande, France), diplomé·e·s en 2025 de la formation de l’Esacto’Lido, école supérieure des arts du cirque de Toulouse.
Ils et elles pratiquent des disciplines de cirque variées (acrobatie, tissu, jonglerie, mât chinois, roue cyr) et ont une formation commune en danse, théâtre, et musique.
Leurs parcours sont divers et pendant trois ans, ils et elles ont travaillé ensemble au sein de l’Esacto’Lido en partageant leurs expériences scéniques.
Le collectif Bislacco défend un cirque collectif, authentique, généreux et accessible à toutes et tous.
In Praise of Shadows
In Praise of Shadows est un hommage acrobatique à la grandeur de la nature nordique.
À travers des portés et des acrobaties d’une précision remarquable, le spectacle convoque glaciers, lacs et aurores boréales pour explorer les zones d’ombre qui existent en chacun de nous et les luttes intérieures de l’être humain
Les sept artistes au plateau évoluent dans un monde de contrastes : les corps s’élancent, se soutiennent, chutent et se rattrapent pour incarner à la fois la puissance et la fragilité de la nature nordique.
Portés par une musique folk originale jouée en live mêlée à des rythmes électro et au cœur d’une scénographie évoquant montagnes, océans et glaciers, les artistes nous entraînent dans un voyage immersif au cœur de la beauté sauvage du Nord. Une célébration de la nature, de l’humanité et de l’imperfection.
Below Zero est une compagnie de cirque suédoise fondée en 2018, qui développe un langage harmonieux entre acrobaties, portés et chorégraphies dynamiques.
Le nom Below Zero (« sous zéro ») fait référence à la capacité des artistes à défier la gravité, semblant voler comme des flocons de neige en chute libre. Basée à Stockholm, la compagnie Below Zero tourné aussi bien en Suède qu’à l’international.
Spectacle accueilli avec le soutien du Swedish Arts Council.
En partenariat avec la Grainerie dans le cadre de CIRC INO, Pôle international de production et de diffusion
Pain d’chien
Un petit chapiteau calfeutré. Ça sent le cirque à l’ancienne, celui des curiosités. Ça sent la vie, ça grouille, mais rien ne bouge.
Il y a des guirlandes emmêlées, des ampoules qui grésillent.
Il y a des ombres. Des masques. De la fumée.
Un fouet qui claque.
Il y a des ballons.
Il y a lui. Et lui. Elle. Et un musicien.
Il y a vous qui êtes entrés.
Il y a des portes. Qu’on passe. Le temps qui passe.
Le plancher qui s’effrite.
Il y a encore des ballons. Et des vieux numéros.
Il y a de la nostalgie. De la magie. Et toujours, toujours des choses à caler.
Dans son tout petit espace de jeu, témoin de vies accumulées, le Cirque sans noms vous regarde droit dans les yeux.
Ces circassien·nes là traversent le temps, dans un contexte hors du temps.
Expert·es en jeu des mises en situations, des précipités fragiles, du cirque accidentel, le Cirque sans noms, ce sont des anti-héros dans la dentelle ou des trouble-fêtes discrets.
C’est une illusion.
Un monde magique où il est difficile de cerner le vrai du faux. Intemporel. Mouvant. Déséquilibrant. Mais toujours empreint de poésie… Une simplicité brute.
Avec le soutien de l’OARA.
(En)vers nos pères
Sur une toute petite scène intimiste, Florent et David nous invitent à entendre leurs pensées de fils, de pères, d’amis, d’amour et de doutes. Dans un double dialogue de corps et de mots, entre portés et jonglage, ils confient leurs peurs, leurs échecs. Ils tentent d’aller vers la douceur, la tendresse, de se réapproprier leurs rôles et postures de pères, en quête d’une paternité alternative à celle qu’ils ont vécue.
Au fil des confidences, la scène évolue, les contraignant progressivement à s’adapter. Entre humour et tension, confiance et défiance, ils montrent leur vulnérabilité, évoquent le creux de nos cœurs. Ils nous ressemblent autant qu’ils nous rassemblent.
(En)vers nos pères interroge la figure du père — autoritaire ou absent — et son impact sur la construction des enfants, devenus adultes. Le spectacle explore comment s’émanciper du modèle patriarcal reçu pour inventer, à son tour, une parentalité choisie.
Un spectacle introspectif et touchant sur la transmission, empreint de vérité, profond et plein d’espoir, qui fait passer du rire aux larmes.
« À l’origine de ce projet, il y a la figure du père qui ne correspond pas à celle attendue, à celle qu’un enfant est en droit d’espérer. Le fait aussi de trouver cela normal et de se rendre compte plus tard qu’elle était défaillante, prise de conscience accentuée lorsque l’on devient parent à son tour. Comment se construire en tant qu’adulte lorsque notre père n’a pas été rassurant ? Et comment devenir parent alors ? (…) » Katell le Brenn (écriture et mise en scène)
La Compagnie Allégorie est une compagnie de cirque contemporain fondée en 2006 à l’initiative de Katell le Brenn qui, en parallèle de son parcours d’interprète pour d’autres compagnies de cirque, s’offre alors un espace de création pour porter ses propres projets.
En 2018, David Coll Povedano rejoint la direction artistique de la compagnie qui accueille aujourd’hui les projets des deux artistes de cirque qui portent leurs propres créations en tant que co-auteurices.
Leurs créations se situent à l’endroit du cirque sensible et intime, avec un attachement au côté populaire de cet art, accessible à tous, avec une réelle envie de partage. Leur démarche artistique commence par l’envie, le désir de parler d’un sujet qui les touche intimement, que ce sujet les concerne directement ou non. Leur travail d’écriture se décline en trois axes : la scénographie, l’écriture et/ou la lecture de textes et bien sûr, le cirque.
Gaïa
Gaïa, signifiant « terre mère », aborde les liens qui nous unissent à l’environnement. Se jouant de l’instabilité d’une scénographie originale en perpétuel mouvement, les interprètes tentent de trouver l’équilibre : la poésie peut alors émaner ici ou là, à tout moment.
Avec Gaïa, la Compagnie Bivouac mêle cirque, danse, musique et arts visuels et nous invite à regarder le monde autrement, à mieux le comprendre pour que chacun s’interroge sur son rapport au vivant. Il s’agit de percevoir la puissance fragile d’une nature façonnée par l’humain et d’imaginer ensemble comment l’éprouver en sensibilité.
La scénographie est ici un personnage en action : elle évolue, se transforme et oblige à réinventer sans cesse les mouvements dans une gestuelle organique, viscérale et à l’écoute de l’environnement, où l’instabilité est transformée en source de créativité.
Collectif circassien bordelais créé en 2011, la Compagnie Bivouac développe des pièces originales qui questionnent l’humain, son rapport aux autres et à son environnement. C’est à partir de réflexions croisées agrégeant innovations circassiennes, questionnements sociologiques et réflexions philosophiques que Maryka Hassi et Benjamin Lissardy (co-fondateurs) imaginent le cirque de création.
Leurs pièces tout aussi poétiques qu’ancrées dans notre réalité invitent les spectateurs à explorer de nouveaux territoires physiques et humains. Certains de leurs spectacles s’articulent autour de sculptures-agrès monumentales (A corps perdus – 2015, Tenir debout c’est crier toujours – 2017, Perceptions – 2019, Lemniscate – 2023), d’autres utilisent des procédés étonnants pour révéler ce qu’il se passe au plus profond de la matière (Translations – 2022, Fragments – 2023).
Avec le soutien de l’OARA.
Ballroom
Entrez, et prenez place dans le camion…
Là, dans un décor brutaliste un homme se tient devant vous, avec une tâche qu’il semble effectuer sans relâche jour après jour et année après année : remettre les mêmes balles dans le même casier.
Virtuose du rangement, il leur fait effectuer moult trajectoires rebondissantes dans une fascinante chorégraphie jonglée qui semble savamment réglée.
Mais sa tâche ne va pas s’avérer aussi simple que prévu, certaines balles faisant preuve d’une insolente autonomie pour mener leur vie, refusant obstinément de rejoindre leurs semblables dans le dit casier.
Entre virtuosité technique, illusion et poésie visuelle, Ballroom brouille sans cesse la frontière entre réel et magie. Porté par une création sonore immersive, le spectacle nous plonge dans une expérience sensorielle intime et hypnotique.
« Ballroom est puissant et magistral. C’est une expérience qui défie l’imagination du spectateur pour ne plus le lâcher. Les limites de la jonglerie ont été repoussées, celles de la manipulation d’objets aussi. » Joost Goutziers sur Circusweb.nl
Post uit Hessdalen (PUH) est une compagnie belge créée par le jongleur et vidéaste Stijn Grupping et la metteuse en scène Ine Van Baelen. Ensemble, ils créent des spectacles hybrides mettant en vedette le jonglage avec des balles rebondissantes et la musique live.
Leur cirque et théâtre musical sont internationalement reconnus pour leur souci du détail, leur ingéniosité technique et leur interaction avec le rythme et la batterie du musicien Frederik Meulyzer.
PUH recourt à un langage allégorique épuré pour explorer la manière de représenter sur scène des phénomènes tels que le temps, l’espace et notre avenir virtuel.
Commencer à exister
« Exister c’est oser se jeter dans le monde » disait Simone de Beauvoir.
Après Time To Tell accueilli au festival Circa 2021, le jongleur Martin Palisse poursuit sa quête d’un cirque-théâtre où l’écriture noue la parole autobiographique à l’engagement physique, en collaboration avec le metteur en scène-portraitiste David Gauchard.
Cette fois, il invite Stefan Kinsman, performer autant qu’acteur, à « être-là », au plus près des corps et des émotions. À un tournant différent de leurs vies, l’un et l’autre se confient sans pudeur sur les traces que leur père a laissées en eux.
Dans ce face à face aussi physique que sensible, Commencer à exister explore la tendresse, les non-dits et les tensions qui façonnent nos histoires familiales. Entre témoignage et performance, ce spectacle hybride nous invite à une traversée intime de nos héritages familiaux et soulève avec humour et finesse une forme d’espoir de la transformation.
Entre les mots parfois violents et crus, l’acte physique devient une sorte d’invitation à l’amitié, à l’oubli, à la construction d’une nouvelle forme de famille.
Sur scène, les deux artistes mêlent récits personnels et acrobaties dans une écriture scénique vibrante, et offrent une réflexion universelle sur la transmission, la liberté de réinventer sa vie et le poids du passé.
Martin Palisse
Martin Palisse est jongleur, auteur et directeur du Sirque, Pôle National Cirque de Nexon. Révélé par le jonglage à 17 ans, il se forme dès 2001 auprès de Jérôme Thomas. En 2002, il cofonde le Cirque Bang Bang avec Elsa Guérin. Son travail est profondément ancré dans la musique — minimaliste, post-rock ou électronique — utilisée comme socle de sa composition en jonglage souvent interprétée en direct avec le musicien Cosmic Neman. En 2014, il devient le premier artiste nommé à la direction d’un Pôle National Cirque tout en poursuivant sa carrière de créateur et metteur en scène.
En 2021, il crée Time to Tell, premier volet de sa recherche HÉRITAGES — une série de pièces s’appuyant sur les matières autobiographiques de nos héritages pour raviver la mémoire de nos violences intimes et blessures enfouies. Commencer à exister en est le deuxième spectacle, dans une trilogie qui formalise cette exploration.
Stefan Kinsman
Né en Suisse de famille européenne et américaine, il grandit au Costa Rica. Après trois ans d’études au CNAC où il se spécialise dans la Roue Cyr, Stefan commence à travailler avec plusieurs compagnies en Europe.
En 2019, Stefan Kinsman crée la compagnie La Frontera afin de porter ses propres projets. Avec deux créations basées sur le personnage de John Henry (In a Tent With John et Searching For John), il commence un projet de recherche intitulé Pour Une Approche Somatique de la Roue à travers laquelle il questionne l’approche traditionnelle de la technique dans le cirque. Artiste associé au Sirque – Pôle National Cirque de Nexon entre 2019 et 2026, il est également artiste chercheur associée au Théâtre Conventionné L’Avant-Scène de Cognac entre 2023 et 2026.
HÉRITAGES est une série de pièces de Martin Palisse s’appuyant sur les matières autobiographiques de nos héritages pour raviver la mémoire de nos violences intimes et blessures enfouies.
Commencer à exister est la deuxième pièce d’une série de trois spectacles formalisant cette recherche.
Avec le soutien de l’OARA.
Àkri
Àkri* est le premier solo de l’artiste catalan Manuel Roses qui mêle acrobatie, théâtre, clown et parole.
Que se passe-t-il quand on est dans un entre deux ? Entre ce que l’on était et ce que l’on devient. Entre un monde que l’on quitte et un autre que l’on ne connaît pas encore. Entre le bas et le haut d’une échelle.
Ce spectacle met en scène un acrobate, une échelle et une porte. Trois éléments pour raconter ces moments de bascule où la vie nous demande de changer, sans nous dire comment.
Ces instants suspendus que tout le monde connaît — un métier que l’on remet en question, une vie que l’on réinvente, une identité qui vacille.
L’échelle est au cœur du spectacle. Elle est le partenaire de l’acrobate, son compagnon de travail, presque son prolongement. Elle est aussi le symbole de tout ce que l’on traverse sans jamais vraiment s’y arrêter. On monte. On descend. On recommence.
Mais que vit-on entre les deux ? Qu’est-ce qui se passe dans ces espaces de transition que personne n’est censé habiter ?
La porte, elle, trace les frontières : l’intérieur, l’extérieur, et cet espace indécis entre les deux. Celui où tout peut encore basculer.
Àkri est un spectacle à la fois physique et sensible, drôle et mélancolique. Il parle du temps qui passe, des corps qui changent, des métiers qui nous construisent et parfois nous enferment — et de la façon dont on apprend, tant bien que mal, à continuer d’avancer.
*Àkri : άκρη (ákri) est un mot grec qui se traduit par bord ou limite. Il forme la première partie du mot composé ακροβασία (acrobatie) que l’on peut traduire par « marcher sur la limite » ou « se promener sur le bord ».
-Prix du Meilleur Spectacle – FETÉN 2025
-Prix du Meilleur Spectacle en Salle – FIRA IGUALADA 2025
-Prix du Meilleur Spectacle de Cirque National – PRIX DE LA CRITIQUE 2025
-Nomination au Meilleur Spectacle de Cirque – PRIX TALÍA 2025
Dans le cadre de EKO – Pyrénées de cirque, projet européen cofinancé par le FEDER (POCTEFA)
Avec le soutien de l’Institut Ramon Llull.
En partenariat avec la Grainerie et la Verrerie dans le cadre de CIRC INO, Pôle international de production et de diffusion.
Parmi les vaches
Une femme atteinte d’Alzheimer disparaît de chez elle. On la retrouve trois jours plus tard, à vingt kilomètres, dans un champ au milieu des vaches.
C’est de cet évènement que s’inspire le titre du spectacle.
Les cinq acrobates de La Côte Folle évoluent sur un échafaudage à la fois scène, maison de famille et agrès de cirque. Par le biais des portés acrobatiques et de la danse, elles explorent la capacité de porter, soutenir et accompagner.
Parmi les vaches est une exploration des corps et de la parole face à l’oubli. Une manière de résister à l’invisibilisation de la vieillesse et de celles et ceux qui accompagnent. Une invitation à regarder en face ce que la société cache souvent derrière des murs : la dépendance, la solitude, la perte.
La vieillesse est universelle, inévitable, et pourtant tenue à distance. Avant même qu’elle ne marque nos propres corps, elle s’impose à nous, à travers un parent qui oublie un visage, une voisine qui ne sort plus, un regard qui se perd dans le vide.
Ce que nous sommes se construit dans les souvenirs, dans l’histoire que nous tissons avec les autres. Mais que reste-t-il de nous quand la mémoire s’efface, quand le quotidien déraille, les souvenirs s’effritent et les repères se tordent ?
Un voyage à travers les souvenirs d’un cerveau en ruine, entre sensibilité et humour. Parce qu’oublier ne devrait jamais être synonyme de disparaître.
La vie de ma mère
« C’est une histoire renversante. Pour une fois qu’on est dans un théâtre, on va en profiter. Je ne suis pas d’ici. Je viens du cirque. 100 %. Les chapiteaux, la boue, les chaussures de sécurité, les caravanes qu’on conduit avec des chapeaux de cowboy, les numéros de 7 min avec 3 essais -on fait semblant de louper 2 fois avant de réussir à la 3e, chaque minute est comptée-, le funambulisme et le vertige, les années d’entraînement sur un geste pour chercher les limites, les gros bras sinon on n’existe pas. Le cirque parle de plus en plus. Moi aussi. Dans un théâtre, j’ai pas le bon code. Je compte bien sur mes 3 essais quand même.
De là, on déplie.
Installer notre paysage de cirque dans un théâtre, sur un plateau vide! C’est le Vercors. Ça se précise !
En face, un gradin, avec des gens, des vrais, une belle piste. Derrière, des perches, des projecteurs, des pendrillons et même des rues, un pont… le théâtre ! Des loges, un balcon pour faire du Shakespeare. Quelqu’un sait parler anglais ? y’a même un piano sur scène, ils ont oublié de l’enlever. Quelqu’un sait l’utiliser ? Ca va nous maintenir. Faut y aller, sinon il ne va rien se passer. Qui se dévoue ?
On ouvre ? On va faire un opéra comique. La vie de ma mère. On va profiter de tout ce qu’on trouve.
Vous voyez ces 3 bouts de bois ? C’est une crête avec de la neige dessus, une montagne, un précipice, une ligne de vie, une liaison de ventre à ventre, la peur de la chute, le sommet pas si loin mais pas gagné quand même, nos impressions dans un micro. Belle promesse…
Je vais avoir besoin de quelqu’un qui n’a pas l’habitude de faire ça. On va faire comme si on était encordés, mais sans la corde. On va tenter de monter à 47 cm de haut ! Alors, qui veut y aller ? C’est une histoire physique, un contrepoids, une logique de survie. Tout seul, ça ne se fait pas.
De beaux vertiges se précisent, un chevalier en armure, des plaines à perte, des crânes… Ben oui, on est dans un théâtre ! Je vous l’avais dit, j’ai pas les codes.
J’entends déjà le piano qui se réveille, c’est un début.
La vie de ma mère, je vous jure »
Olivier Debelhoir
D’un Ours est une compagnie de cirque.
Nous tentons une écriture de cirque explorant le vertige et le partage de celui-ci. Tous les supports sont bons : arts acrobatiques, chant, texte, etc. La parole est une constante, pas un dogme.
Nous ne cherchons pas à repousser nos limites mais à faire du lien avec.
Nos spectacles, vivants, nous poussent à jouer et à tourner, nous confronter.
Olivier Debelhoir
Olivier Debelhoir né en mai 1982 à Poitiers, l’ouest loin. A 11 ans, il apprend le fil à l’école Nationale de Cirque de Châtellerault. Après le bac, il passe 4 ans à l’école de cirque de Marseille, Théâtres Acrobatiques, dirigée par Jonathan Sutton. Je m’y spécialise en vélo et portés. En 2005, sa première compagnie, Chérid’Amour. 4 hommes sur un vélo. Chair Exquis, le Russe Blanc. En 2009, sa deuxième compagnie, Des Clous. Avec Rémy Luchez, ils fabriquent Nichons là, duo cow boy sous chapiteau. Il y explore des formes d’équilibre. Sur une chaise, une échelle, une bêche, avec ombrelle ou balancier. En 2013, commence un nouveau cycle : la compagnie d’un Ours. Désormais, il parle. Une écriture de cirque qui partage le vertige. Il met des skis pour que ça glisse. En 2015, ils fabriquent Un soir chez Boris, solo de cirque sous yourte sous le regard de Pierre Déaux. En 2017, ils fabriquent l’ouest loin, solo de cirque pour pistes ouvertes. En 2020, Une Pelle, ascension pour deux non-funambules.
Il travaille également pour Attention Fragile, Un loup pour l’homme, Mathieu Ma Fille Foundation.
Des fois, il enseigne. Le cirque, le taiji.
Il vit à Die. Le Vercors, un orient proche.
Avec le soutien de l’Onda – Office national de diffusion artistique
Labo cirque
Ce spectacle permet à de jeunes artistes en apprentissage au sein de 4 centres de formation agréés par la FFEC (Arc en Cirque à Chambéry, CADC Balthazar à Montpellier, CRAC de Lomme et Piste d’Azur à La Roquette sur Siagne) de presenter des essais circassiens et étapes de travail.
Spectacles des écoles – Plateaux Nationaux
Sélectionnés lors des Rencontres Régionales des écoles de cirque un peu partout à travers la France, 30 numéros d’élèves (répartis sur 4 spectacles « plateaux » différents) seront présentés cette année. Les jeunes pratiquant·es amateurs·rices se succèderont sur la piste pour faire vibrer le chapiteau de leurs prouesses, accompagné·es par la fanfare Dix de Der.
Un large éventail de disciplines, représentant les écoles de pratique amateur agréées par la FFEC, de la jonglerie au trapèze, en passant par le mât chinois, laissera pantois le public venu en nombre pour applaudir et encourager ces artistes en herbe.
Depuis 38 ans, le Festival Circa et la Fédération Française des Écoles de Cirque (FFEC) sont liés par un partenariat fructueux valorisant les écoles de cirque dans leur ensemble.
Que ce soit pour l’enseignement, l’ouverture artistique ou encore le développement des liens entre structures, les Rencontres Nationales des écoles de cirque sont un moment incontournable de l’année pour la FFEC et ses adhérents.
Les écoles participantes (répartition / plateaux à venir) :
• Acroballe Circus • Alex Galaprini • Arsène • Aux agrès du vent • Badaboum • Balles à fond • Balle au bond • Balthazar • Cirqu’aouette • Cirque à Léon • Cirque en scène • Clowns de la Chiffogne • CRAC de Lomme • Ecole de Cirque de Bordeaux • Ecole de cirque de la ville de Clermont Ferrand • ENACR • Flip Flap • FREC Grand Nord (2 numéros inter-écoles) • Kipouni’s • Le Plongeoir – Cité du Cirque • Le Lido • L’Odyssée du cirque • Pep’s • Piste d’Azur • San Priot • Tout Fou to Fly and Co • Vents de cirque • Vit’anim • Zmam
Battle All Skills 2vs2 Cirque & Danse
Un battle unique où arts du cirque et danse fusionnent : des impros explosives et spontanées au croisement des disciplines !
Un concept de battle qui invite à l’alchimie entre les univers du cirque et de la danse. Issus de la culture hip-hop, les battles sont des challenges où chacun·e démontre sa virtuosité à travers le mouvement et la connexion à la musique.
Les participant·e·s forment des duos et présentent des performances improvisées devant un jury avisé, un DJ (DJ Gaston) assure la musique, tandis qu’une MC (Lia Leon) allie poésie et rap pour mettre l’ambiance tout au long du battle, pour une explosion d’énergie et de talents !
Pour participer :
Le battle est ouvert à tous les styles de danse (hip-hop, clubbing, contemporain, afro-urbaines, krump, etc).
Le battle est ouvert à toutes les disciplines de cirque dans la mesure des possibilités techniques : acrodanse, jonglage, monocycle, aériens sur un point d’accroche, roue cyr, etc (contactez-nous !)
Contact :
Jérôme Cordoba, scenesouvertes.circa@gmail.com / 06 88 01 92 40
ou
Lola Maria Guy, ImpulsARTe : lola.maria@impulsarte.fr / 06 85 25 41 17
En partenariat avec ImpulsARTe
TRAXXx
*** Premières représentations***
Emblématique compagnie spécialisée dans la voltige aérienne et le trapèze volant, CirkVOST vient présenter au festival Circa Auch sa toute dernière création TRAXXx.
Sous le chapiteau cathédrale culminant à 23 mètres de hauteur, une scénographie grand format est le terrain de jeu des acrobates : trapèzes et cordes volantes, cadres coréens, plateformes d’envol… Vrilles, saltos, trajectoires précises, lâcher, rattraper un grand ballet de voltige aérienne vous attend.
Dans cette nouvelle création, CirkVOST souhaite effectuer une exploration acrobatique de la mémoire, un voyage au cœur de ce qui nous façonne, nous lie et nous propulse :
« La complexité de notre époque nous amène à nous interroger sur notre empreinte. Qu’elle soit durable ou éphémère, salutaire ou nocive, profitable ou infructueuse, elle reste un témoin de notre fragment de vie. TRAXXx est un refus des traces figées et des héritages imposés. C’est la création d’empreintes nouvelles, mouvantes et fragiles qui ne détruisent rien et ne s’imposent à personne. »
Fondé fin 2007, CirkVOST s’inscrit dans la lignée et l’héritage de la compagnie de trapèze volant les Arts Sauts.
Son projet de compagnie se démarque d’abord par ses spectacles aux grandes structures aériennes qui mêlent différentes disciplines et techniques (corde volante, trapèze volant, trapèze ballant, cadre coréen, chaise ballant). Ils prennent place dans l’espace public, en extérieur ou à l’intérieur de son chapiteau monumental qu’on nomme “La cathédrale”.
La compagnie est un acteur culturel identifié et fort dans son territoire où il a coordonné durant 6 ans le festival Chardon Ardent avec la commune de la Grand Combe, a co-organisé le première Convention Internationale de Trapèze Volant, entretient des liens étroits avec la Verrerie d’Alès, le Cratère, les écoles de cirque, les établissements scolaires qui proposent des cursus en option cirque et plus généralement les opérateurs culturels et circassiens de la région.
Avec le soutien de l’ONDA.
CIRCLE
Présentations de spectacles créés par les écoles membres de la FEDEC (réseau international pour la formation professionnelle aux arts du cirque)
Le Festival a le plaisir de présenter les CIRCLE, une série de spectacles courts issus d’ateliers de création et de recherche artistique et pédagogique, proposés par des étudiants venus de 8 écoles internationales de la FEDEC et de 6 pays différents (Allemagne, Argentine, Danemark, Espagne, Finlande, France, Italie).
Venez découvrir ces créations artistiques uniques et éphémères proposés par les artistes du cirque contemporain de demain. Encore et toujours, la rencontre, l’échange et le partage sont au cœur de ce projet, présent sur le Festival depuis près de 20 ans.
Ordre de passage :
Mercredi 21 octobre
- 12h: CIRCLE 1– Seneca Intensiv (Berlin – Allemagne)
- 18h: CIRCLE 2– Académie Cirko Vertigo (Grugliasco,Turin – Italie)
Jeudi 22 octobre
- 12h: CIRCLE 3 – Turku Académie des arts (Turku – Finlande)
- 18h: CIRCLE 4– Ecole de cirque Carampa (Madrid – Espagne) / Ecole de cirque CREAT (Valence – Espagne) /Ecole Nationale de Cirque de Châtellerault (France)
Vendredi 23 octobre
- 12h: CIRCLE 5 – AFUK (Copenhague – Danemark)
- 18h: CIRCLE 6 – École de cirque de Bordeaux (France)
Mauvais joueurs
Dès leur première année, au printemps, les apprenti.es de l’Académie Fratellini interprètent une création pour l’espace public. Un artiste est choisi pour concevoir et diriger cette « petite forme » : ils découvrent ainsi un processus de création en tant qu’interprètes et participent à une tournée d’une vingtaine de dates en Île-de-France mais aussi au festival Circa !
Pour cette édition, Mehdi Kerkouche leur propose une exploration ludique, physique et théâtrale des dynamiques de groupe, de l’équilibre et de la résilience — à travers une réinterprétation audacieuse du jeu de la chaise musicale.
Neuf artistes, huit chaises, une musique qui s’interrompt de manière imprévisible. Mais ici, personne n’est éliminé. Face à la disparition progressive des chaises, les interprètes doivent faire preuve d’inventivité, d’agilité et de complicité pour trouver des solutions collectives. Une ode à la solidarité.
Mehdi Kerkouche
Artiste pluridisciplinaire, danseur, acteur, chanteur et metteur en scène, Mehdi Kerkouche est une figure de la culture décloisonnée et émancipée.
Avec sa compagnie EMKA, il fait cohabiter mouvement et questionnements politiques, travaillant sur de nombreux projets en France et en Europe. Après ses vidéos « confinées » vues des millions de fois sur les réseaux sociaux, une commande pour le Ballet de l’Opéra de Paris, et des chorégraphies pour les stars de la pop culture Angèle et Christine and The Queens, son succès se concrétise en 2023 lors de sa nomination à la direction du Centre Chorégraphique National de Créteil et du Val-de-Marne.
Passionné par ce qui se joue dans le collectif, sa danse — puissante, fluide et vibratoire — rassemble de jeunes artistes d’horizons différents (hip hop, street jazz, cabaret, contemporain, voguing, cirque) et fusionne les styles, galvanisée par une musique électro-pop envoûtante.
MAHAMAT
Comment expliquer à une mère qui s’est battue pour emmener ses enfants en France et leur donner le meilleur, que son fils arrête son métier d’ingénieur pour faire du cirque ?
À travers un solo de danse et cirque, Mahamat, né en Côte d’Ivoire et ayant grandi en France, explore le tiraillement entre ses aspirations personnelles et les injonctions sociales, tout en abordant les thèmes de la dette familiale et du choc des cultures.
Avec la co-direction de Clément Dazin, le spectacle mêle texte et virtuosité corporelle, offrant une réflexion intime et universelle sur la quête de soi.
Artisan inventif de pièces de groupe, Clément Dazin est aussi l’auteur de portraits intimes qui nouent la prouesse aux récits personnels d’artistes.
Avec Lucas Bergandi, ils créent ensemble en 2023 le duo A.N.G.S.T. dédié à la peur (programmé également durant ce festival Circa 2026).
Dans la continuité de A.N.G.S.T. et de Cosmos (solo pour une contorsionniste palestinienne en quête de sens), Clément Dazin crée en 2025 pour Mahamat Fofana le solo Mahamat.
« En 2022, je rencontre Mahamat Fofana lors d’une résidence à la Brèche PNAC de Normandie. Apprenti à l’Académie Fratellini, il travaille en tant qu’acrobate sur une nouvelle création avec Guillaume Clayssen. Je suis rapidement impressionné par ses capacités chorégraphiques et sa présence scénique. En 2023, je lui propose de rejoindre une équipe d’artistes pour partir en Grèce, faire une performance hors-les-murs pour la capitale européenne de la Culture à Eleusis. Nous nous rencontrons artistiquement et un désir commun nous pousse à nous retrouver pour une session de laboratoires de recherche, d’abord au Théâtre de Rungis, puis aux Transversales, scène conventionnée de cirque à Verdun. Très vite, des évidences se font sentir : nous désirons créer un solo pour Mahamat. Dans ce solo, il y aura du texte, une forte présence chorégraphique et une partition acrobatique ». Clément Dazin
Mahamat Fofana
Né en 1995 en Côte d’Ivoire, Mahamat Fofana arrive en France à l’âge de neuf ans. Il débute son parcours par la capoeira en 2012, alors qu’une troupe de capoeiristes se donne en spectacle dans son lycée. Il est tout de suite captivé par ce mélange de lutte et de danse qui permet de transmettre des émotions positives (musique, chant, etc.) tout en exécutant des figures impressionnantes.
Repéré par son professeur de capoeira, celui-ci l’invite deux ans plus tard à participer au festival d’Avignon en tant qu’artiste acrobate dans la pièce Le malade imaginaire de Molière.
C’est à ce moment qu’il réalise le plaisir qu’il prend à partager ses émotions devant un public.
Tout en poursuivant ses études d’ingénieur à l’Ecole des Mines, Mahamat découvre les artistes Andrea Catozzi et Mario Español, danseurs acrobates, qui mêlent avec brio et poésie la capoeira à la danse contemporaine, au breakdance ainsi qu’à d’autres disciplines.
Ces deux artistes lui donnent envie d’étendre son vocabulaire du corps à travers d’autres styles.
Le cirque, dans toute sa multiplicité, arrive finalement par hasard en 2018 alors qu’il cherche des cours d’équilibre à Paris.
Fraîchement diplômé de l’Ecole des Mines, il part au Vietnam pour travailler dans l’énergie solaire pour Bouygues. Il décide en 2019 de mettre fin à son contrat et de revenir en France pour se lancer pleinement dans sa passion, et intègre en 2020 l’Académie Fratellini dont il sort diplômé en 2023.
Le Pas du Monde
Après avoir observé le vol des étourneaux pour Möbius et fort de ses créations In Situ pour l’espace public avec Les Voyages, le Collectif XY s’inspire ici des rythmes et des cycles naturels : l’érosion d’une montagne, la pousse des forêts, le flux d’une rivière.
Avec Le Pas du Monde, les 22 artistes réaffirment la force du collectif comme moteur de transformation.
Les corps incarnent ces mutations imperceptibles ou brutales qui façonnent le monde. Pyramides humaines figurant les montagnes qui s’érodent, colonnes vacillantes rappelant le souffle du vent dans les arbres, effondrements évoquant la fonte des glaciers… Les mouvements s’enchaînent avec une virtuosité devenue leur marque de fabrique, composant et décomposant un paysage en perpétuelle évolution. Leur acrobatie devient un langage organique — une danse où l’entraide et l’harmonie collective sculptent des formes éphémères et puissantes, une poésie aérienne unique en son genre.
Portés par le souffle du groupe, les artistes explorent l’équilibre fragile entre l’humain et la nature, entre la fulgurance et la lenteur du temps. Les chants choraux dont ils se sont emparés pour cette création rejoignent la vibration des corps, nous plaçant en résonance avec le vivant.
Le Collectif XY invite ainsi à retrouver une connexion intime avec le monde : réapprendre à observer, écouter, ressentir.
Depuis plus de 20 ans, le Collectif XY travaille les disciplines acrobatiques pour les remettre au cœur d’une pratique artistique partie prenante des arts du mouvement. Tout en s’appuyant sur les fondamentaux de cette technique circassienne, les artistes jouent avec ses codes, ses rythmes et ses formes pour en faire un véritable langage qui se déploie à 360 degrés.
Dès ses débuts, XY a choisi de travailler en grand nombre afin de démultiplier les possibles et d’élargir ses champs de recherche. Ce parti-pris répond également à une démarche artistique qui veut interroger les concepts de masse, de foule et leurs interactions dans un même espace-temps. Plus loin, il s’agit encore de questionner le rapport de l’individu face à un groupe ou au sein d’un environnement social donné.
Les artistes fondateurs ont ainsi voulu composer un véritable collectif en mettant en partage les savoir-faire et les idées de chacun, en adoptant un fonctionnement collégial avec la volonté de s’inscrire dans un système non hiérarchique. Une organisation du travail autant qu’une démarche de création qui deviennent dès lors une composante essentielle des formes artistiques qui sont produites.
Dans ce contexte, le Collectif s’est tourné vers le public à travers la création de grandes formes pour le théâtre, l’espace public ou tout lieu qui autorise la représentation en frontal comme en circulaire.
A.N.G.S.T.
La peur a toujours été présente, en tous lieux, de tout temps, chez chaque individu, elle ne connaît pas le repos. C’est ce sentiment que Clément Dazin et Lucas Bergandi ont choisi de décortiquer dans une forme spectaculaire mêlant jonglage et équilibre sur fil. Ensemble, ils jouent avec nos peurs comme avec les leurs, tentant de comprendre cette émotion qui peut nous sauver la vie ou nous pousser droit dans le mur !
Angst signifie « peur » ou « angoisse » en allemand.
« Clément Dazin et Lucas Bergandi approchent le sentiment de la peur avec originalité et pudeur. Ils offrent une forme de déclaration d’amour à la vie, en déplaçant notre rapport à la chute et l’accident fatal. Si dans A.N.G.S.T., la peur prend toute sa place, elle est surtout racontée comme une émotion fondamentale de notre humanité ». Télérama
À l’origine du projet : Une histoire de rencontre
« En 2009, je rencontre Lucas Bergandi, fil-de-fériste virtuose, nous étudions ensemble pendant trois ans au CNAC. Il est fascinant, il met sa vie en danger sur le fil à chaque instant. Il semble hermétique à la peur. Pourtant, quand je l’invite à performer au Théâtre du Rond-Point en septembre 2021, il monte sur le fil, me regarde et lâche : J’ai peur Clément, ça fait longtemps que ça ne m‘ait pas arrivé mais j’ai peur...
Mon cœur bat à toute vitesse le soir quand il joue, j’ai peur à mon tour d’un accident qui pourrait être fatal ; je ne suis pas le seul, tout le public s’arrête de respirer quand Lucas monte sur le fil. Finalement, tout se passe pour le mieux, le public reprend sa respiration et applaudit. Bien plus tard dans la soirée, Lucas me propose de le mettre en scène dans un solo sur la peur ». Clément Dazin
« Lorsque le corps est face à un danger, l’esprit se réfugie derrière une émotion qu’on appelle la peur. Elle est une émotion qui, de par ses différentes formes, nous protège autant qu’elle nous compromet.
Ce n’est pas du saut périlleux dont j’ai peur, ni de la chute et encore moins de la blessure.
La peur se situe dans la projection que j’y fais. L’anticipation de tous ces possibles qui n’arriveront jamais. Alors autant le vivre pleinement, jusqu’au dernier ». Lucas Bergandi
Sawdust Symphony
Avez-vous déjà vu une ponceuse danser, des disques de meuleuse tournoyer ou des marteaux voler dans les airs ? Avec leur bien nommée Sawdust Symphony (Symphonie de la sciure), Michael Zandl, David Eisele et Kolja Huneck inventent un spectacle hors-normes aussi facétieux que merveilleusement absurde.
Réunis par leur passion commune pour le travail du bois, l’artisanat et la manipulation d’objets, les trois artistes transforment un atelier de bricolage en un terrain de jeu poétique et burlesque.
Sur une île de bois flottant au milieu de la scène, trois personnages s’acharnent à construire. Chacun possède ses outils, ses méthodes et ses obsessions. Entre vis, marteaux, clous, colle, scies et copeaux, tout semble possible… ou presque. Mais rien ne se déroule comme prévu. Les objets s’animent, les machines prennent vie, le décor se transforme sous nos yeux et la frontière entre l’homme et l’outil devient de plus en plus floue.
À la croisée du cirque, de la magie nouvelle, du théâtre visuel et de l’univers Dada, Sawdust Symphony célèbre avec humour le désir humain de créer. Jonglerie, acrobatie, illusion, effets spéciaux et inventions mécaniques composent une véritable symphonie de sciure qui parle autant du plaisir de construire que de la fragilité de nos ambitions. Un spectacle d’une inventivité rare.
« Un spectacle unique qui est une joie absolue du début à la fin. » The Scotsman
« Une originalité inspirée et un humour stupéfiant. Brillant, absolument brillant. » Arts Talk Magazine
« C’est intense […] comme merveilleusement absurde. […] une production fascinante qui transforme l’art de la menuiserie en un spectacle captivant, laissant les artisans et les spectateurs émerveillés. » The Gardian
Michael Zandl, David Eisele et Kolja Huneck ont obtenu leur diplôme d’artiste de cirque respectivement en 2017, 2018 et 2019 à l’école Codarts Circus Arts de Rotterdam. Ils sont devenus de proches amis grâce à des approches artistiques complémentaires. Lors de la création de leurs spectacles solos respectifs, Janus, Cycle et CM_30, ils ont découvert une passion commune pour la construction et l’artisanat. C’est cette passion qui les a réunis pour créer ensemble leur collectif et le spectacle Sawdus Symphony.
Une pédagogie du conflit
Une pédagogie du conflit ou comment bien jouer à la bagarre est une mise en danse drôle et acrobatique du rapport humain.
Dans un registre absurde et décalé, le duo hyperactif de Naïf Production, Mathieu Desseigne-Ravel et Lucien Reynes, réinvente une nouvelle fois son art de la relation par l’acrobatie.
Ils proposent un pas de deux entre la puissance de la lutte et la grâce d’un tango, pour explorer la complexité de nos liens.
À travers des stratégies d’approche multiples — parfois trop musclées, souvent maladroites — ils s’emploient à une infatigable tentative de réduction des distances entre les corps.
Détournant la pratique d’un art martial, le jiu-jitsu, aussi appelé « arte suave » au Brésil, ces deux acrobates virtuoses offrent un mode d’emploi à la fois loufoque et poétique pour « faire histoire » avec l’autre.
Dans la lignée de leur précédent spectacle Polémique, le duo se confronte dans un langage gestuel ambigu, entre contrainte et étreinte.
Naïf Production est une fabrique de spectacles vivants et d’aventures collectives créée par Sylvain Bouillet, Mathieu Desseigne-Ravel et Lucien Reynès. Trois acrobates qui, à partir du singulier rapport d’intimité que leur langage entretient avec la gravité des corps, essaient de mettre en danse la gravité du monde.
Autour des motifs de déséquilibre, de résistance et d’effort, ils développent des fictions d’images et de gestes où l’engagement physique est premier. Un engagement qu’ils essaient d’étendre en dehors du plateau.
Ils réalisent des initiatives collectives et individuelles, et cherchent un mode d’organisation autour de celui de la coopérative.
Chaque projet y est l’occasion de réinventer de nouvelles architectures pour être et travailler ensemble.
Un espace de friction fragile où décider ne revient ni à diriger ni à posséder.
Mauvais joueurs
Dès leur première année, au printemps, les apprenti.es de l’Académie Fratellini interprètent une création pour l’espace public. Un artiste est choisi pour concevoir et diriger cette « petite forme » : ils découvrent ainsi un processus de création en tant qu’interprètes et participent à une tournée d’une vingtaine de dates en Île-de-France mais aussi au festival Circa !
Pour cette édition, Mehdi Kerkouche leur propose une exploration ludique, physique et théâtrale des dynamiques de groupe, de l’équilibre et de la résilience — à travers une réinterprétation audacieuse du jeu de la chaise musicale.
Neuf artistes, huit chaises, une musique qui s’interrompt de manière imprévisible. Mais ici, personne n’est éliminé. Face à la disparition progressive des chaises, les interprètes doivent faire preuve d’inventivité, d’agilité et de complicité pour trouver des solutions collectives. Une ode à la solidarité.
Mehdi Kerkouche
Artiste pluridisciplinaire, danseur, acteur, chanteur et metteur en scène, Mehdi Kerkouche est une figure de la culture décloisonnée et émancipée.
Avec sa compagnie EMKA, il fait cohabiter mouvement et questionnements politiques, travaillant sur de nombreux projets en France et en Europe. Après ses vidéos « confinées » vues des millions de fois sur les réseaux sociaux, une commande pour le Ballet de l’Opéra de Paris, et des chorégraphies pour les stars de la pop culture Angèle et Christine and The Queens, son succès se concrétise en 2023 lors de sa nomination à la direction du Centre Chorégraphique National de Créteil et du Val-de-Marne.
Passionné par ce qui se joue dans le collectif, sa danse — puissante, fluide et vibratoire — rassemble de jeunes artistes d’horizons différents (hip hop, street jazz, cabaret, contemporain, voguing, cirque) et fusionne les styles, galvanisée par une musique électro-pop envoûtante.
Les autres rendez-vous
De nombreux autres rendez-vous et activités vous attendent en marge des spectacles !
Le programme s’étoffe en septembre et octobre, avec d’autres ateliers, rencontres… etc.
Cirque à l’oreille
C’est le billet d’humeur quotidien du Festival Circa !
Avec bienveillance et un peu de malice, le journaliste Mathieu Dochtermann vous embarque dans l’ambiance du jour : interviews d’artistes, paroles de spectateurs, rencontres et instantanés sonores…
Pour vivre ou revivre le festival, même à distance !
Concerts et DJ sets
Tous les soirs au bar du festival – accès libre
Bla Bla Circa
Venez échanger avec les artistes autour de leurs spectacles.
Du lundi au vendredi – programme à venir
De 11h30 à 12h30
Bar du festival
Accessible en Langue des Signes Française.
Accès libre
Scène ouverte
Lieu d’expression libre, les jeunes pratiquants amateurs y présentent leurs numéros : aérien, acrobatie, jonglage…
MER 21 OCT / 16h30
JEU 22 OCT / 16h30
VEN 23 OCT / 16h30
Accès libre – sans réservation
Pour présenter un numéro à la scène ouverte : scenesouvertes.circa@gmail.com
La Roue Libre
L’équipe de Circa s’engage dans la prévention des risques en milieu festif.
Découvrez « La Roue Libre ! », en partenariat avec la Ligue de l’enseignement du Gers. Ce jeu participatif a un double objectif : prévenir les violences sexistes et sexuelles et les conduites à risque, et sensibiliser à la lutte contre les discriminations. Tournez la roue et répondez à 5 questions sur le thème défini. Une façon d’engager le débat et la réflexion, et de prolonger l’échange avec les intervenant·es.
… Dates à venir…
La boutique du festival
Vente de tee-shirts, sweats, tote-bags, affiches, badges, magnets, produits locaux… Sélection de livres proposée par la Librairie auscitaine Les Petits Papiers, tee-shirts, vestes et articles « 50 ans du Pop Circus ».
* Paiement en CB ou Cashless (point d’échange près du chapiteau bar et le matin à la billetterie)
Du 17 au 23 OCT
10h à 19h
Atelier « Vélo Pour Tous·tes »
Atelier participatif de réparation de vélos :
Besoin d’une réparation ou d’un réglage sur ton vélo ? Amène le au stand « Vélo Pour Tous·tes » : tu seras aidé·e pour faire le diagnostic et tu apprendras à le régler ou le réparer toi-même !
(Adhésion et accompagnement à prix libre – pièces neuves à prix fixes.)
… Dates à venir…
Allée pavée, CIRC
Ateliers d'initiation au cirque
• Baby Cirque de 3 à 6 ans – Séances d’1h
Du LUN 19 au VEN 23 OCT de 9h45 à 10h45 ou de 11h à 12h
Salle des Cordeliers – 5€
• Atelier d’initiation au cirque de 7 à 14 ans – Séances de 2h
Du LUN 19 au VEN 23 OCT de 14h à 16h
Salle des Cordeliers – 7€
Sur inscription – à partir du 1er sept.
Visite à 2 voix avec le Pays d’Art et d’Histoire
Découvrez l’histoire et les caractéristiques architecturales du CIRC, aménagé au cœur de l’ancienne caserne Espagne. (durée 1h30)
… Dates à venir…
La Déam'bulle au marché
Cheminez avec les élèves des écoles de cirque de la FREC Midi-Pyrénées pour un trajet ponctué de numéros. Suivez cette joyeuse troupe pour une traversée du marché haute en couleurs !
JEU 22 OCT / 10h
Départ du Jardin Ortholan
Accès libre
Expos photos
… Infos à venir…
ACHETER VOS PLACES
Billetterie en ligne
Achetez vos billets en ligne, à l’unité ou en formules « parcours » : à partir de 5 spectacles ou de 3 spectacles pour les moins de 24 ans ! (disponibles aussi au guichet !)
Par téléphone & E-mail
Du mardi au vendredi de 13h à 18h + en septembre et octobre le samedi de 9h à 12h
Tel : 05 62 61 65 00
E-mail : billetterie@circa.auch.fr
Attention, les réservations par téléphone ne sont plus possibles pendant le Festival.
A l’entrée des spectacles
Durant le Festival, vous pouvez acheter vos places 30 mn avant chaque représentation sur le lieu du spectacle, dans la limite des places disponibles.
Au CIRC
La billetterie physique est ouverte du mardi au vendredi de 13h à 18h + en septembre et octobre le samedi de 9h à 12h. (et tous les jours de 10h à 19h en continu pendant le Festival)
Allée des Arts, 32000 Auch
Toutes les infos pratiques
Acheter et retirer ses places, les tarifs, les formules proposées, comment venir, se restaurer…
Vivez le Festival de l’intérieur en devenant bénévole !
Le Festival, comme toutes manifestations culturelles, ne pourrait se tenir sans toutes les petites mains et les grandes énergies que sont les bénévoles !
Que ce soit à l’accueil des artistes, des écoles de cirque, du public, au bar, à la restauration, à la boutique, aux transports ou encore à la décoration (liste non exhaustive !), venez vivre avec nous cette folle semaine, contribuer à l’organisation, vous nourrir de rencontres et de spectacles, et tout simplement vivre l’expérience Circa !
Le Festival du cirque actuel
Pionnier des festivals de cirque, le Festival du cirque actuel Circa est né en 1988 autour d’une rencontre d’écoles de cirque. Grandi et transformé depuis (voir l’historique de Circa), il est devenu aujourd’hui un rendez-vous circassien incontournable et propose une véritable vitrine de la création contemporaine en faisant la part belle aux créations artistiques de l’année.
Avec une programmation riche et éclectique, le Festival accueille une vingtaine de spectacles aux formes aussi surprenantes que différentes, sous chapiteaux, en salles, dans l’espace public, dans lesquels les disciplines circassiennes croisent toutes celles du spectacle vivant.
Fort de son histoire, il reste un des terrains de jeux favoris des écoles de cirque : écoles de loisirs ou professionnelles, elles s’y retrouvent et s’y produisent chaque année sous l’égide des Fédérations française (FFEC) et européenne (FEDEC) et apportent à l’évènement une fraîcheur et une énergie toutes particulières.
Le festival est aussi un incontournable lieu de rencontres professionnelles ; il permet le repérage de spectacles et accueille ainsi de nombreux.ses programmateurs.trices, artistes ou autres professionnels.lles du secteur qui s’y croisent, échangent et participent à des réunions thématiques.
Le Festival Circa est caractérisé par la forte implication de ses bénévoles, ambassadeurs.drices de l’évènement et de notre territoire, et qui participent aussi tout au long de l’année à des groupes de travail sur le festival.
Enfin, Circa s’engage dans une démarche de responsabilité sociétale des entreprises (RSE) et candidate au label Evènement Détonnant.
EN : A pioneering festival in the field of circus arts, Circa’s contemporary circus festival was created in 1988 as a meeting place for circus schools. It is now a major circus event, hosting about twenty shows in a variety of forms that are as original as they are varied (under big tops, in auditoriums, in the public space), bringing together circus skills with all types of performing arts.
Thanks to its heritage, it remains one of the most popular playgrounds for young practitioners. This is the place where circus schools, both amateur and professional, meet up and perform every year, thus adding a touch of freshness and vitality to the event!
The festival is a go-to place where professionals come to connect and see the latest productions. Therefore it attracts a lot of venue programmers, artists and other professionals of the sector.
It is also characterised by a community of enthusiastic volunteers who promote the event and our region.
Finally, Circa is engaged in an eco-friendly approach and strives to take all possible measures to encourage sustainable development in particular when hosting the artists, sorting waste and promoting sustainable transport.
Avec le soutien de :