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A cheval sur le dos des oiseaux
La Langue Ecarlate
Carine traverse sa vie sans jamais la choisir. Enfant sous l’autorité violente de son père, confrontée à une société qui néglige les plus vulnérables, elle est une des nombreuses victimes de la violence sociale. Elle n’a pas décidé de devenir mère, et pourtant, victime d’un viol, elle porte un enfant. Dépossédée de son corps et de ses choix, elle est forcée de lutter pour élever cet enfant dans un monde qui la rejette. Un déterminisme social qui lui laisse peu de chance… et peu d’espace.
Carine est le personnage fictif du texte « A cheval sur le dos des oiseaux » de Céline Delbecq, comédienne, dramaturge et metteure en scène.
Sur scène, dans un décor froid, administratif ou judiciaire, Carine, incarnée par Nathalie Aftimos, se livre. Son histoire prend aussi vie en direct, sous les traits délicats et fugaces du peintre Moreno, qui capte avec douceur les émotions qui traversent Carine mais qui donne aussi à voir ce qui est hors champ.
« Nous questionnons le regard porté sur Carine, sur toutes les Carines. Cette histoire est-elle aussi notre histoire ? Qu’en est-il de l’empathie envers les Carines que nous croisons ? De notre capacité à comprendre ? A aider ? Qui décide du destin de ces femmes ? ». Hélène Mathon, metteure en scène
Ce spectacle profondément émouvant est une invitation à ne pas détourner le regard. C’est un appel à la solidarité, à l’engagement, et à la responsabilité collective.
La compagnie
La Langue Ecarlate, compagnie portée par Hélène Mathon, développe depuis une vingtaine d’années des projets de création qui s’inscrivent dans une démarche qui allie documentaire et fiction. Elle revendique une vision de la culture en lien avec l’éducation populaire. Elle articule ses actions autour des valeurs suivantes :
• Prendre soin de soi et des autres
• Contribuer à créer les conditions de l’émancipation
• Faire entendre celles et ceux que l’on n’entend pas
• Contribuer, par l’art, à une société plus juste
La voie des femmes
Le premier spectacle de la compagnie, Les Restent, dessinait le portrait d’une fille de ferme gersoise illettrée et, à travers elle, la lente disparition des exploitations agricoles à taille humaine. La Langue Ecarlate a ensuite interrogé à de nombreuses reprises la question féminine.
Pour la période 2025-2027 la compagnie est conventionnée pour développer le projet « La voie des femmes ».
Au travers des propositions artistiques élaborées en lien avec les partenaires locaux, régionaux et nationaux, ce projet contribuer à donner une plus grande visibilité aux femmes, légitimer leurs parcours et leurs compétences, mais également créer des réseaux d’entraide et de solidarité propices à leur meilleur épanouissement et, par conséquent, au bien-être de l’ensemble de la population.
Ce projet se propose de dresser des portraits de femmes, réels ou fictionnels qui seront présentés en Décembre 2027 à l’occasion de l’évènement « Les vingt-quatre heures de la vie d’une femme », date des 100 ans du livre homonyme de S.Sweig
Distribution
Texte : Céline Delbecq (Lanzman Éditeur)
Mise en scène : Hélène Mathon
Jeu : Nathalie Aftimos
Dessin : Moreno
Partenaires
Avec le soutien du programme LEADER européen, de la DRAC Occitanie, du Conseil Départemental du Gers, du PETR Portes de Gascogne, de l’Ecole Nationale d’Administration Pénitentiaire d’Agen, de la MJC La Maisoun de l’Isle-Jourdain et de La Petite Pierre de Jegun.
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