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Le Délirium du Papillon
Typhus Bronx
À l’intérieur de cette chambre toute blanche, il y a Typhus.
Vous, vous êtes enfermés dans sa tête où tout est en désordre.
Une tête pleine de fantômes, comme un rempart à sa solitude.
Au gré de ses humeurs, son univers inhospitalier se transforme en un vaste terrain de jeu, où tout devient prétexte à rire. Même le pire.
Aujourd’hui, est un jour particulier : il va bientôt sortir. Il le sait.
Il est encore de l’autre côté mais vous n’êtes pas si loin. Il vous voit, il vous sent, il vous touche.
Du bout de sa langue écorchée, Typhus va franchir une à une les barrières qui le séparent de vous.
À moins que ce ne soit vous qui fassiez le chemin vers lui…
Mais ne vous en faîtes pas : Typhus veille pour que ce ne soit pas trop le Bronx.
Accompagné par son acolyte Marek Kastelnik pour une version en piano live, Emmanuel Gil (le phénoménal artiste qui se transforme en Typhus) trouve un chemin pour parler de la folie comme d’une composante de notre humanité, avec le regard décalé et subversif du clown. Avec lui, on regarde le monde par la marge, on rit, on est touchés aussi : du grand Typhus !
C’est le grand retour de Typhus Bronx après son spectacle fou Trop près du mur accueilli par Circa en 2025.
« Un matériau infiniment poétique et drôle, qui convient parfaitement à l’art du clown. Sensible à la profonde humanité de ces marginaux, à leur souffrance, mais encore à leur sincère besoin d’amour, Typhus Bronx nous émeut. L’innocence féroce de son personnage nous attendrit. Elle nous fait rire, également, jusqu’à l’hilarité. […] Ce clown caustique fait donc davantage que nous brusquer. Il nous bouscule. » Léna Martinelli / Les 3 coups
« Le Délirium du Papillon est né d’une rencontre avec un groupe de déficients mentaux sur un atelier théâtre dans lequel j’intervenais.
J’ai été troublé par les sentiments ambivalents qu’ils provoquaient en moi : un étonnement permanent face à leur vision de la réalité, une peur latente du débordement, une profonde affection, une franche hilarité. Je ne connaissais rien de leurs pathologies ni de leurs antécédents, et n’ai rien voulu savoir de peur que mon regard ne change. J’étais simplement fasciné par leur manière d’être, complexe et changeante. Ils étaient de vrais clowns.
C’est de cette humanité à la marge que j’ai voulu rendre compte dans mon spectacle, de manière burlesques et décalée.
La façon dont nous traitons les « fous » dans notre société est une question qui m’interpelle depuis longtemps. Les lignes de démarcations entre folie et non folies sont fragiles, et dépendent trop souvent des règles fixées par une société, à un instant donnée.
En explorant le sujet, je me suis rendu compte que les diagnostics médicaux se résument la plupart du temps à une liste de symptômes et de traitements correspondants. L’individu dans toute sa complexité est oublié.
Nous traitons la folie comme quelques chose de sombre, qu’il fat enfouir, combattre, masquer.
Or la folie peut aussi être lumineuse.
L’enjeu du spectacle est de pouvoir en rire, sans moquerie.
En portant un regard sur l’humain plus que sur le patient.
Parce que je suis persuadé que c’est un premier pas vers l’acceptation.
Le personnage de Typhus est un clown à la jubilation enfantine. C’est un inadapté dont le besoin d’amour peut parfois s’avérer destructeur. Il est fait d’innocence et de cruauté, de fragilité, de bonheurs et désirs contrariés. Dans sa bouche, les mots écorchés prennent un autre sens, et nous ouvrent les porte d’un ailleurs ; comme un reflet déformé de notre réalité. » Emmanuel Gil
Distribution
Écriture et jeu : Emmanuel Gil
Mise en scène, composition musicale : Marek Kastelnik
Régie technique : Ludovic Pédoussaud
Production : Amélie Godet
Partenaires
Production : Art en Production
Coproduction : Le Champ de Foire – Saint André de Cubzac.
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